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 Mery - Zito sauvetage

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Zilla



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ZACKARITO FOX

MAXIMUS


MessageSujet: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:29

Ω - Dans les sous-sols sombres d’un entrepôt

Dans le recoin d’un long couloir sombre, une silhouette féminine se glisse hors de ce qui semble être une ancienne pièce dédiée au stockage. Elle marmonne, visiblement furieuse, dans le micro de son téléphone

-Mais qu’est-ce que j’en sais bordel ?! Tu me gaves ! … Quoi ?! Non.
Coinçant à la hâte le téléphone entre son épaule et son oreille, elle se libère les mains pour attrapper la chaîne indispensable au verrouillage de la porte coulissante.

-Mais Tu m’emmerdes avec des questions ! Tu crois que j’ai qu'ça à foutre moi ?!
Grommelle-t-elle en tripotant le cadena qui doit relier les deux parties de la chaîne. Un bruit lointain se fait entendre, elle tourne la tête et accélère le mouvement en appuyant sur cadenas pour le verrouiller.
-Je te dis ça plus tard ! Lance-t-elle à son interlocuteur pour le congédier et lui raccrocher au nez. Sans plus s’attarder, elle quitte les lieux en se glissant habilement dans les ombres. Désireuse de fuir les lieux, elle n’a pas pris le temps de vérifier sa manoeuvre, et ne remarque pas que le cadenas a été mal enclenché, et que de donc il ne s’est pas du tout verrouillé à la pression qu'elle a exercé.

Ω - Dans la pièce de stockage plusieurs heures plus tard...

Il fait sombre dans la pièce, mais les yeux de Zito se sont habitués à cette pénombre et il peut même distinguer tous les contours de l’espace qui l’entour. Mains et pieds liés, il est assis à même le sol, mais quelque chose cloche: Pour un captif, il semble bien calme, trop calme. Il ne tente même pas de défaire ses liens ni ne s'intéresse à l’unique sortie de la pièce. Il regarde juste le mur d’en face d’un air hagard, visiblement fasciné par l’unicité formée par l'absence de motifs, un sourire benêt sur les lèvres. Il faut le regarder avec plus d'attention, ne pas s’attarder sur l'égratignure qu’il a sur la tempe ou sur sa lèvre légèrement fendue, pour s'intéresser à son bras droit, celui dont la manche a été arrachée et où un cathéter s’enfonce sous la peau blafarde dénudée. Il faut remonter le fin tuyau, tomber sur la poche pendue à son perchoire qui délivre chaque minute une dose très précise d’une solution à la composition obscure pour comprendre la docilité apparente du captif : il est tout simplement drogué. Et si son corps est là, son esprit, lui, est ailleurs. Zito rêve. Oui, il y arrive même dans ce décors lugubre. La pénombre lui inspire des souvenirs d’enfances dans lesquels il est tout entièrement plongé, et comme son bâillon s’est suffisamment desserré pour lui libérer les lèvres, il se met même à chantonner, d'une voix juste, une comptine d’enfance :


♪ Oh no! Here we go!
Walking through the haunted house
The haunted house, the haunted house
What do you see?
-Avec une petite voix fluette- :
I see Skeletons!
-Avec une grosse voix- :
Good evening, would you like to dance with us?

♪ Oh no! Here we go!
Walking through the haunted house
The haunted house, the haunted house
What do you see? [...]
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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:29

Les deux acolytes mafieux riaient bon train, discutaillant et comparant le nombre et la durée de "coït" de leurs conquêtes respectives...des heures de rigolade, vraiment! Meredith ne les écoutait même plus... Assise derrière un bureau de fortune, elle faisait tourner le stylo qu'elle tenait entre ses doigts. Les combats allaient commencer dans quelques minutes. Pour l'occasion, l'entrepôt où avait lieu le spectacle était assez grand pour qu'on s'y perde. Une ancienne usine de métallurgie, si Meredith se souvenait bien. Les gens étaient venus en nombre et cela faisait longtemps que la foule n'avait pas été aussi dense. Il y avait de tout. Egalement des personnes qu'on aurait jamais cru adeptes de combats illégaux. (du genre costume trois pièces, ou ménagère abonnée aux sitcoms du dimanche!) Bien sûr, on ne dérogeait pas à la règle du bonhomme au cigare qui enfumait l'intégralité du lieu, ou celui accompagné par deux gorilles ; mais ça, c'était ceux qui voulaient se faire remarquer. En réalité, les plus sobres étaient généralement les plus gros vicelards, dangereux et impitoyables poissons du filet. Baillant sans la moindre discrétion, Meredith se gratta le nez à l'aide de son stylo.



"La cote est de combien ?"

Elle sursauta au son de cette voix, à l'accent dénotant. Levant son nez, elle envoya un sourire amusé à l'homme qui s'était penché par dessus sa tête pour lire la longue liste des paris. Ludvig.

"Tu as misé ?"

Il se mit à rire, d'un rire pareil à un aboiement

"Je suis pas cinglé à ce point!"

Puis il vint se placer à côté de Meredith, la dévisageant avec une certaine avidité.

"T'es sûre que ca va ? Ch'ai pas, en ce moment t'as l'air, disons...franch'ment crevée."

Il n'avait pu s'empêcher de tiquer sur la cicatrice qu'elle avait sur le front. Et elle ne lui en tint pas rigueur... Sacré Ludvig! Sous ses apparences de gars soucieux, il profitait surtout de chaque situation. Originaire de Pologne, son accent aurait pu inciter les gens à se moquer de lui, s'il n'avait pas été aussi imposant. Deux mètres, des pieds à la tête, une montagne qui en avait vu suffisamment pour envoyer des tartes à la figure sans craindre de s'en prendre en retour. Il jouait le rôle tantôt de videur, tantôt de garde du corps, ou encore...de "transporteur" lorsqu'un corps inerte s'avérait trop lourd à porter. Il avait beau lui assurer qu'il n'avait jamais jeté de cadavres dans la Tamise, Meredith avait eu vent de quelques rumeurs.
M'enfin, tout cela ne la regardait pas. Et puis, de toute manière, son sens du bien et du mal avait toujours été très ésotérique. Elle ne doutait pas que, si la Guilde lui demandait d'abattre un vampire sans explications, ni preuves quant à sa culpabilité , elle appliquerait les ordres. Le devoir, voilà son leitmotiv. En soit, aux yeux de Meredith, la Guilde partageait avec la mafia quelques similitudes. Sauf que cette dernière n'avait pas prétexté de lui offrir une période de congés avec soutient psychologique à la clé ! Et rien qu'en y repensant, elle en perdit son sourire.

"Je vais bien"

Ouuuuuh, tout à fait crédible.

"Tu sais, si...enfin j'veux dire, si t'as besoin d'en parler, en buvant un verre, un de ces jours."

Ah oui, avait-elle omis de préciser qu'il espérait la mettre dans son lit ? Alors qu'il gagnait suffisamment sa vie pour piocher une donzelle sexy et irréelle envieuse d'être entretenue, il s’évertuait à vouloir attraper un matou rabougri aux habits sans attraits. Des mystères de la vie, ça et les chemises ouvertes rentrées dans le pantalon. Des mystères, qu'elle vous dit!


"J'y réfléchirai."

Peut être qu'en Pologne, sa phrase était synonyme de bonne fortune, car il parut ravi de sa réponse. Lorsque l'arbitre monta sur un ring lointain et noyé par le public, Meredith quitta sa chaise tout de go. Si le combat débutait, alors elle pouvait enfin prendre sa pause ! Ludvig, lui, s'était éloigné pour surveiller les éventuels débordements de foule. Elle informa les deux macaques exaspérants qu'elle prenait l'air. Elle aurait pu tout aussi bien en parler à son bureau.

Levant les yeux au ciel, elle se dirigea vers l'une des portes en fer lourd et s'y adossa une fois cette dernière refermée. Son regard fixé au plafond, sa tête appuyée en arrière, elle lâcha un profond soupir... Des congés. Jamais encore la Guilde ne lui avait trouvé l'excuse de congés. Sans compter ce rendez-vous prochain chez un psychologue ! Depuis cet incident à Shoreditch, et les confessions de Brett....ah merde. Les sourcils froncés, elle fouilla négligemment dans son long gilet noir pour y ressortir une cigarette. Elle ne voulait pas y penser, elle ne supportait plus les regards qu'on lui portait, et les murmures qui se disaient derrière son dos. Que si elle n'avait été qu'une hunter moyenne, elle semblait dorénavant fini. Ou encore, qu'elle souffrait de troubles mentaux irréversibles, ça aussi, elle l'avait entendu lors de son passage à la Guilde! Dans son entreprise pour se vider l'esprit, elle décida d'inspecter un peu l’entrepôt. Allumant sa cigarette tout en marchant, elle eu subitement envie de deviner ce qui pouvait se trouver derrière chaque porte....et il y en avait beaucoup, des portes! N'y trouvant que des pièces vides et insalubres, son idée lui parut de moins en moins amusante au fil du temps. Elle s'apprêta à rebrousser chemin, pour subir une fois de plus les discours fins et mesurés de ses acolytes - HA HA...- mais le détail d'un cadenas à une porte particulièrement imposante lui fit hausser un sourcil, par dessus une expression mi étonnée, mi amusée. Qui donc condamnerait une entrée dans un tel endroit ? Un sourire idiot sur les lèvres, sa clope au bec, elle avança prestement vers la porte. Plus loin, la huée et les vociférations excitées des parieurs résonnaient jusqu'au couloir où elle se trouvait, si bien qu'elle ne s'entendit même pas grommeler au moment d'actionner la poignet entravée par les chaînes. Elle pencha sa tête sur le côté et tira sur le cadenas qui, à sa plus grande surprise, se détacha. L'air con à regarder le cadenas maintenant dans sa main, elle lâcha finalement une exclamation enchantée.
Elle s'appuya de tout son poids sur la porte et donna des coups d'épaule répétés, histoire de faire céder les chaînes plus que nouées...trésor des cryptes anciennes, cadavres, culture de chanvre, elle s'attendait à tout ! Enfin... presque tout. Car voilà qu'une fois la porte ouverte, sa bonne humeur aussi lumineuse qu'un soleil en début de vie éclata soudain dans l'univers froid de la pièce.

Son sourire triomphant s'effaça automatiquement et laissa place à une profonde stupeur, si grande, si intense, que sa clope tomba au sol. Elle crut sentir son coeur s'arrêter net. Que...était-elle en train d'halluciner ?
Mais à y voir de plus près, jamais, oh grand jamais, Meredith n'aurait réussi à imaginer une chose pareille. Aussi se précipita-t-elle vers le libraire...car c'était bien lui! Sans même y réfléchir, tant son état était préoccupant et tant elle était surprise, elle-même, par cette frousse qui s'était emparée d'elle à cette vision, elle s'accroupit devant lui. Son regard suivit la ligne d'un cathéter posé sur le bras de l'homme, avant de s'attarder sur ses blessures légères et son visage béat. Merde, bordel de merde, il s'était passé quoi ici ?! Zito, elle se rappelait encore de son nom, il chantait un drôle d'air et donnait l'impression d'être l'homme le plus comblé du monde. Avec fébrilité, Meredith lui arracha sa perfusion et son bâillon, et attrapa alors le visage du jeune homme entre ses mains, les sourcils froncés.


"Zito, tu m'entends ? C'est moi, la...cette peste de Meredith!" souffla-t-elle.

Pour le coup, elle en oubliait les politesses de vouvoiement. Sans vraiment s'en rendre compte, elle replaça de ses pouces les mèches devenues ternes du blondinet. Elle était chamboulée, lui...s'il y avait bien une personne qui ne méritait pas ce genre de traitement, c'était bien lui! Soudain, elle comprit à quel point il était drogué. Elle inspira à bloc et s'attaqua aux liens de l'homme, du mieux qu'elle le pouvait.

"D'accord...d'accord Zito, ne bouge pas s'il te plaît."

Elle ne savait pas trop s'il l'écoutait, ni même s'il l'entendait! Elle craignait qu'il ne décide de manifester quelques comportements portés par ses délires. Sans oublier le fait que les gens..les tarés qui lui avaient fait subir ça,...ils pouvaient se pointer d'une minute à l'autre. Auquel cas, elle avait SYNTYXI, et elle ne cessait de se le répéter : elle avait SYNTYXI.
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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:29

Le bruit retentissant de la porte qui coulisse et une nouvelle voix, détache l'esprit de Zito de son rêve. Il n'en garde pas moins son regard lointain et une expression béate. La personne s'approche de lui et il distingue sa silhouette et ses traits. Sa petite taille, ses yeux bleus, son nez délicat, ses cheveux mal coupés. Un visage qu'on pourrait presque qualifier de commun, mais qu'il est, dans les faits, difficile d'oublier. Pourtant si il l'a reconnu, Zito n'en montre rien. Il se contente de la regarder, tout en hochant vaguement de la tête, ses lèvres étirées d'un sourire qu'elles ne sont pas habituées à pratiquer. Meredith lui a retiré sa perfusion sans qu'il ne proteste, sans qu'il ne semble seulement avoir trouvé la chose pénible, et bientôt la demoiselle s’affaire sur ses liens. Alors qu'elle est penchée sur son œuvre, Zito approche doucement son visage de chevelure, ferme les yeux et inspire profondément :

-Hum... Toi, tu sens bon.

Signale-t-il, appréciant visiblement la chose, car son sourire s'accentue. Et puis docile, il la regarde tout simplement faire, sans vraiment essayer de l'aider, sans vraiment essayer de l'en empêcher.

-Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu embêtes les serpents ? Ils vont te mordre si tu continue de les embêter. Faudra pas se plaindre. Je t'ai prévenu.
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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:30

lle n'avait pu s'empêcher de le regarder un instant, désarçonnée par ses élucubrations. Elle peinait à assimiler la scène sous ses yeux, et les délires de Zito n'arrangeaient rien! Fronçant les sourcils, elle s'arracha à sa propre stupéfaction pour se concentrer sur sa tâche : à savoir, défaire ces fichus liens ! Mais ces derniers étaient trop serrés et, bien évidemment, elle n'avait aucun couteau sous la main!

"Merde c'est pas vrai!" siffla-t-elle, la tête levée vers le plafond comme si elle maudissait le Dieu qui devait se poiler à observer la scène depuis là-haut. Puis, un peu trop vite, elle se redressa, loin d'être enchantée par ce qu'elle s'apprêtait à faire.


"Je..." elle se ravisa, pas certaine que le blond saisisse ses explications.

"Ne bouge pas." Et sur cet ordre bancal, elle quitta la pièce tout en tâchant d'enfouir son sentiment de culpabilité à le laisser seul.

Et si les cinglés revenaient ?
Et si ce Zito décidait de se faire la malle pour s'écrouler au milieu d'une foule de malfrats ?
Et...merde! Désespérée, elle attrapa son briquet et sa dernière cigarette. Ce n'était peut être pas judicieux mais elle devait se calmer, vraiment, et elle n'avait rien trouvé de mieux que sa fidèle nicotine d'amie. Au moment d'ouvrir la porte du couloir, ses deux acolytes, qui s'évertuaient à gérer un attroupement de parieurs, levèrent leur tête vers elle.


"Meredith!"

"Où est Ludvig ?"

"A l'entrée, mais Meredith, on a un proble..."

Trop tard. Déjà elle traçait, inspirant des bouffées de sa cigarette de manière frénétique. Il ne lui fallut pas longtemps pour repérer le grand gaillard brun, à côté des larges portes ouvertes du hangar : il dépassait le reste de l'attroupement d'au moins une tête. Insufflant à ses poumons une grande goulée de fumée, Meredith tâcha de garder une mine calme, sa clope tenue entre ses deux doigts.

"Ludvig j'ai besoin que..." elle fut coupée dans son élan par un homme miteux qui la bouscula. Une vague de personne quittait l'entrepôt, sous le regard médusé de Meredith.


"Bon sang, mais pourquoi est-ce que les gens s'en vont maintenant ?!"

Ludvig soupira. Il attrapa Meredith pour qu'elle ne finisse pas noyée par la marée humaine.

"Un des boxeurs...il a eu un malaise, une attaque, j'sais pas, appelle ça comme tu veux."

Meredith cligna des yeux.

" Tu veux dire qu'il est mort ?!"

Et l'expression de Ludvig fut suffisante pour confirmer ses dires. Regardant autour d'elle comme si elle voyait le lieu pour la première fois, elle comprit alors à quel point l'ambiance était échauffée. Au bureau, elle discerna -non sans mal- ses acolytes gesticuler devant une foule de clients mécontents.

"Merde, non, je n'ai pas le temps de gérer ça, je..."

Elle se retourna vers Ludvig, proprement affolée cette fois.

"Ecoute, j'ai besoin de ton aide pour...j'ai besoin de toi. Tu sais que je ne te demande jamais rien, Ludvig, mais.."

"Jt'écoute."

Au milieu de l'agitation collective, Ludvig paraissait étrangement serein. Et ce fut, en un sens, ce qui permis à Meredith de rester lucide et calme. Lui demandant de la suivre, ils traversèrent la cohue avec beaucoup de difficulté, et Meredith ne put lancer qu'un "je sais, je suis désolée, j'arrive!" à l'adresse des mafieux éberlués de la voir tracer sans retourner à son poste. Ils longèrent le couloir en toute hâte, l'écho de leurs pas conférant au lieu une ambiance d'autant plus lugubre. Et lorsque Meredith ouvrit la porte jadis cadenassée, elle fut partagée pour le soulagement de trouver Zito encore au sol (et seul) et l'appréhension à devoir gérer les questions de Ludvig. Ce dernier ne put feindre la surprise. Il alla de Zito à Meredith, essayant de cerner une sorte de corrélation insoupçonnée.

"C'est toi qui lui as fait ça ?"

"Quoi ?! Non! Bien sûr que non!"

Ce fut au tour de Ludvig de se pencher vers le blondinet, tout en gardant une certaine distance quand même...


"Drogué." dit-il d'une voix formelle et calme. Puis il se redressa et attendit les explications de Meredith.

Cette dernière replaça sa clope entre les lèvres et s'adossa au mur crasseux de la pièce. Elle s'accorda un temps pour remettre de l'ordre dans sa tête, se calmer...observant les volutes d'une fumée soufflée avec maladresse. Finalement, ses prunelles se fixèrent sur Zito, sans le voir vraiment, ses pensées perdues loin...

"J'ai besoin..."

avant de se raccrocher au masque impassible de Ludvig, d'où seules brillaient des iris sombres de rapace...S'il y avait bien une chose dont Meredith était certaine, c'est que Ludvig, tout comme le reste de la clique, savait pertinemment où elle créchait..

"J'ai besoin que tu l’emmènes chez moi."

Cette fois-ci, Ludvig éclata de son rire si typique. Il alla jusqu'à croiser les bras avec suffisance. A croire qu'il n'était pas du tout secoué par cette situation et qu'il avait pour habitude de voir des gens se faire kidnapper. Meredith se demandait même s'il n'avait pas joué le ravisseur pour quelques clients..

"Je ne travaille pas gratuitement Meredith, même pour toi!"

Poussant un soupir agacé, Meredith se pinça l'arrête du nez en fermant les yeux -sa mimique coutumière pour gérer la jauge fluctuante de son caractère. Elle se paya même le luxe de prendre encore une taffe, ses yeux électriques évitant soigneusement d'en revenir au blondinet.

"Très bien. Qu'est-ce que tu veux ?"

"Un rendez-vous."

Meredith haussa les sourcils sans comprendre.

"Pardon ?"

Et Ludvig pencha sa tête sur le côté, manifestement très amusé.

"J'te demande de prendre un verre avec moi." articula-t-il distinctement de son accent polonais. Meredith resta un instant la bouche ouverte, stupéfaite pour l’incongruité de son arrangement. Interdite, ses cheveux aux reflets dorés encadrant son visage trop fatigué, elle jeta sa cigarette bien vite consumée..

"Très bien! Occupe-toi de lui, Ludvig, je te fais confiance."

Elle ne se donna pas l'occasion de réfléchir, ou de retourner vers Zito pour essayer de le calmer, celui-ci étant, de toute façon, trop amorphe pour cerner l'irresponsabilité de Meredith.

...Ludvig. Elle laissait à Ludvig le soin de raccompagner Zito...mais à quel prix. Elle avait toujours placé un point d'honneur à garder des relations strictement professionnelles dans cet univers particulier et illégal. Mais avoir une dette envers quelqu'un de cet acabit, elle... Secouant la tête, elle fouilla dans sa poche et donna ses clés à Ludvig sans plus de cérémonie.

"N'oublie pas que je te fais confiance."

Et le polonais lui offrit alors son plus lumineux sourire.

"Mon travail est basé sur la confiance, Meredith. Tant que, toi, tu honores ta part du marché...."

A contrecoeur, Meredith envoya un dernier coup d'oeil angoissé en direction de Zito, avant de quitter la pièce et de les laisser seuls, pour gérer une situation à quelques mètres de là qui risquait d'être tout aussi délicate...
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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:31

Le soleil avait depuis longtemps coulé dans l'horizon gris. La maison de Faulke, comme se plaisait encore à l'appeler les natifs londoniens, regorgeait toujours d'inégalités. Aussi, on était peu surpris de croiser des mendiants à quelques mètres de boîtes de nuit branchées qui faisaient la réputation de Vauxhall. Et puis, l'état du climat et cette paranoïa de fin du monde était une excuse suffisante pour faire la fête. Personne, donc, ne souleva l'aspect désobligeant d'une demoiselle au regard caverneux et aux cheveux si ébouriffés qu'ils ressemblaient à des toiles d'araignées tissées. Elle-même ne se préoccupait pas de la foule : pour la plupart des jeunes bruyants et des couples de toute orientation qui attendaient impatiemment de vider leur saoul sur le rythme d'une musique agressive et forte. Elle traça juste, ne relevant la tête que pour ajuster sa trajectoire. De temps à autre, elle fouillait dans sa poche de façon machinale, avant de se rappeler que cette dernière était vide. Et lorsqu'elle grimpa les marches en bois d'un appartement vieux et mal rénové, se tenant à la rampe comme une âme à la dérive, le bruit de ses bottes sonnait le constat d'une journée éreintante. Oui, si éreintante que la jeune femme toqua à la porte de son propre appartement avec autant de force qu'une souris anémiée.

L'homme qui lui ouvrit ne parut pas surpris par son état.
"Je vois que tu as survécu" objecta-t-il en souriant de toutes ces dents. Mais Meredith n'eut qu'un bref coup d'oeil pour lui, assez pour s'attarder sur le manteau de l'homme, et ses poches...

"..une cigarette?" lâcha-t-elle d'une voix rauque et méconnaissable.

Il hocha négativement de la tête, sans se départir de son sourire.

"J'fume pas."

Ellle zigzagua alors de gauche à droite en direction de sa cuisine ouverte, s'attardant à peine sur l'être assis sur son fauteuil, et commença à ouvrir tous les pots, toutes les boîtes posées sur son plan de travail. Finalement, quand elle crut que tout espoir l'avait quittée, au point d'envisager l'idée attrayante d'avaler une boîte entière de somnifères, son souffle se coupa soudain et, sa main tremblante relevée dans le faisceau de lumière artificielle, elle contempla le paquet de cigarettes trouvé au fond d'une boîte de cookies, tenu tel le saint Graal.

Elle entendit Ludvig soupirer mais seule compta cette cigarette, déjà entre ses dents serrées, tandis que son pouce tournait frénétiquement sur la roue du briquet. A la première taffe, elle renversa sa tête en arrière et ferma ses paupières, laissant le silence s'installer. C'est ainsi, sans même changer sa posture, qu'elle se préoccupa enfin de ce détail imposant sur le canapé de son salon...


"Comment va-t-il ?" et elle expira la fumée par ses narines, les sourcils froncés.

" T'as qu'à juger par toi-même. Il a pas bougé d'là. J'ai regardé un peu la télé, j'me suis aussi permis de fouiller dans ta penderie..."

Elle rouvrit les yeux en tournant sa tête vers lui. Il s’esclaffa alors, satisfait de sa petite réussite.

"Quel idiot.."

"Un idiot à qui tu dois une fière chandelle."

Elle ne releva pas. Sa posture marquée par ses épaules affaissées et ses joues cireuses fut suffisante pour que Ludvig prétexte "qu'à onze heure du soir, il était tard", "qu'ils parleraient la prochaine fois", et "qu'il ne dirait rien pour cet homme"....Ne rien dire ? Qu'entendait-il par là ? Meredith ne prit pas le temps d'y réfléchir. Une fois qu'elle eut refermé la porte derrière lui, elle se dirigea vers le canapé de toute sa démarche bancale, et s’assit à côté de Zito.
La télévision encore allumée envoyait des reflets fantomatiques sur le visage du blond. Elle n'osait imaginer à quoi ressemblait sa propre tête... Un peu mal habile, mais surtout trop fatiguée pour formuler des questions, ou se demander s'il était toujours aussi drogué, elle préféra s'adosser au canapé. Soufflant de façon épisodique la fumée de sa cigarette, elle observa l'écran de télé ; sans pouvoir se départir, cependant, de ce froncement de sourcils.
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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:31

Isolé dans sa sphère idéale, le lycan ne fit pas attention au retour de Meredith, même quand celle-ci s’installa à côté de lui dans le canapé, indifférente au fait de lui imposer un tabagisme passif. Le silence s’installa entre eux, comblé par le son d’un programme télé qu’aucun des deux ne regardait vraiment. Le lycan ne tarda finalement pas à céder à un sommeil particulièrement traite, qui s’il n’avait pas prévenu de son arrivée, n’avait pas ménagé son effet. Piquant de la truffe, Zito s’engouffra donc dans un rêve plus lucide que l’avait été ses délires éveillés. Pour la plupart, les images qui construisaient le songe venaient de son passé. Un mélange savamment dosé de souvenirs et d’imagination qui vient compléter les scènes oubliés. Un chant d’oiseau, un jour d’été et un rire d’enfant qui fait s’envoler les pigeons...

***Zito ! Zito ! *** Appelle la voix de sa cousine Nelïya.
***Cette fois c’est toi le loup ! ! *** Annonce-t-elle en détalant. Evidemment, il ne perd pas une seconde pour partir sur ses traces, même si il sait qu’il n’arrivera pas à la rattraper. D’eux deux, c’est elle la sportive. Il sait bien que lorsqu’enfin il arrive à la rattraper c’est qu’elle se laisse faire. Il n’en est pas vraiment vexé, c’est juste comme ça : Nel est meilleure que lui dans beaucoup de domaines; La course en fait partie. Ils s’élancent donc dans le décor reconstitué par l’imagination du lycan et la scène fait penser à celle d’un film pour enfant : Un peu guimauve, beaucoup trop innocente, mais devant laquelle on ne peut pas s’empêcher de sourire, nostalgique : "tout était si simple quand nous étions gosses". Aujourd’hui, apparemment, est un jour bien exceptionnel, car Zito rattrape Nel sans qu’il ait l’impression qu’elle se soit laissé si facilement prendre.

***Attrapé ! *** Claironne-t-il en lui saisissant le bras. Il l’attire vers lui. ***A toi d’être le… ! *** s’apprête-t-il à énoncer, mais sa cousine a pivoté vers lui et lui expose un visage blafard, au regard fixe, et aux lèvres ensanglantées. Le cœur de Zito, à la vision macabre, loupe un battement.

-Nel ! Glapit-il, s’arrachant à son rêve pour ouvrir les yeux sur le monde réel qui s’offre à lui comme une porte en pleine gueule. Le contraste est saisissant : la pénombre a remplacé la lueur du jour, le son de la télé a fait taire les oiseaux, et la nicotine qui flotte dans l’air a éclipsé les effluves campagnardes. L’effet de la drogue a suffisamment diminuée pour que l'esprit de Zito arrive à formuler des interrogations un peu sensées : Où est-il ? Pourquoi est-il là ?
Il cligne des yeux, pendant que son cerveau peine à mettre un sens sur ce qu’il voit. Parfois, entre deux clignements, Zito a l’impression que le décor campagnard revient, ce qui n’arrange pas son état. Il se redresse, vacille et percute ce qui est sûrement une table basse. Son regard, éveillé d’une lueur à la fois hagarde et lucide parcours les détails de la pièce sans en retrouver la moindre familiarité. Son cœur tambourine dans son cage thoracique comme un cheval rue dans son box. Enfin, Zito remarque qu’il n’est pas seul :

-Nel ? Questionne-t-il tout en sachant pertinemment que ce n’est pas sa cousine. Tout en sachant aussi qu’il a déjà vu ce visage et que s’il se concentrait un peu, il pourrait même retrouver son nom dans la brume qui occulte ses souvenirs. De rage et d’impuissance, il se plaque les paumes contre les yeux et se frotte furieusement les paupières comme pour éclaircir sa vision sur la compréhension de cette situation.

-Nel ! Appelle-t-il de nouveau, pivotant sur lui-même, convaincu qu’il faut d’abord qu’il la retrouve. Que s’il la retrouve en premier, alors les autres questions n’auront plus vraiment d’importance. Si Nel est là, si Nel est avec lui, alors c’est que tout va bien. Mais le silence répond à son appel et le sentiment d’urgence qui lui comprime la poitrine enfle jusqu’à lui écraser l’estomac. La panique commence à faire perler des larmes aux coins de ses yeux quand son regard accroche un détail qui fait plonger son cœur dans sa poitrine : Sur ses poignets, il y a des cicatrices. Ces cicatrices, il se souvient, il les a eues le jour où il s’est ouvert les veines...
La lucidité se refuse toujours à lui, mais la réalité, elle, commence à s’imposer : s’il a ces cicatrices, s’il a voulu se tuer, c’est parce Nelïya est morte… Si elle ne répond pas à ses appels c’est qu’elle est morte, il y a de cela des années.

-Non … Non… Implore-t-il, comme s’il pouvait se permettre de rejeter cette vérité. Comme si, en le désirant assez, il pouvait revenir à son rêve et vivre cette vie onirique à la place de la seule qu’il possède vraiment… Dans un geste désespéré, il frotte frénétiquement ses poignets, comme si les cicatrices n’étaient que des marques délébiles si facilement effaçables... Mais si sa chaire rougie au contact, les cicatrices, elles, se font plus pâles et plus marquées ; elles refusent obstinément de disparaître… Alors la réalité cruelle et prédatrice lui saute à la gorge et lui coupe le souffle. Dans un vertige d’impuissance, il tombe à genou, pendant que son esprit enfin éveillé semble vouloir rattraper le temps perdu en le bombardant de souvenirs récents. Son quotidien lui revient. Sa situation aussi. Il se rappelle qu’il était simplement descendu les poubelles et qu’il s’est fait cueillir sans vraiment avoir eu le temps de résister. Il se rappelle les liens. Il se rappelle la pièce sombre. Il se rappelle une voix. Il se rappelle un visage : des cheveux courts, indisciplinés, des yeux bleus, une petite silhouette qui se détache dans la pénombre et enfin, il se rappelle d'un prénom :

-Meredith Murmure-t-il d’une voix vaporeuse
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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:31

Meredith l'avait regardé un long moment ; s'attardant sur sa lèvre fissurée, l’égratignure sur sa tempe, soufflant la fumée de sa cigarette vers le haut pour ne pas l'incommoder dans son sommeil. Elle s'était posée mille et une questions, tracassée par les causes de son état, et sa propre fatigue lui avait fait oublier le temps. Ce n'est qu'à deux heures du matin qu'elle avait quitté le canapé pour aller se coucher. Elle avait laissé la télé allumée, habitée par une crainte burlesque du silence. La chaleur de ce mois de juin l'avait dissuadée de recouvrir Zito avec une couverture. Elle s'était elle-même affalée sur le matelas de sa chambre toute habillée, sans prendre une douche. Elle n'avait plus eu de force pour quoique ce soit...trop éreintée moralement, physiquement, et son esprit, brumeux, incapable de comprendre comment les mauvais événements avaient pu s'enchaîner si vite cette année.

Peut être que ses choix avaient provoqué une réaction en chaîne.
Peut être qu'elle était la seule responsable.... mais elle n'en supposa pas plus, car le sommeil s'était emparée de ses tracas pour les transformer en des songes dont elle ne garda aucun souvenir au réveil. Et lorsqu'elle se redressa, le coeur battant, transpirante, elle crut d'abord à un autre cauchemar.
Comment décrire la panique qu'elle a ressenti, encore embrumée par ses chimères, ne comprenant pas d'où venaient ces plaintes ? Elle ne s'était pas vue le faire, mais déjà elle avait sorti SYNTYXI de sa ceinture et s'était dirigée vers le salon. La pointe de ses cheveux collait à sa nuque en sueur, sa respiration était saccadée, et ce n'est qu'une fois qu'elle le vit qu'elle se rappela subitement. La journée d'hier, le chaos provoqué par la mort d'un boxeur et le libraire...Zito. Elle resta un instant immobile, son arme pointée vers lui, tâchant de s'arracher à ses propres démons et à cette peur provoquée par le son de ces appels...des appels à l'aide. Interdite, elle ne faisait que l'observer depuis le coin sombre du petit couloir, à l'entrée du salon. Elle se demandait s'il était encore drogué, ou si.. Soudain, Meredith le vit céder à l'angoisse. Éclairé par la lumière de la télévision encore allumée, il frotta ses poignets de manière incompréhensible et lorsqu'il tomba à genoux pour dire son nom, celui de Meredith, elle accourut sans même s'en rendre compte.

Elle se laissa tomber au sol à son tour, et déposa son arme sur le parquet.

"Je suis là, Zito, je..." elle fronça les sourcils et attrapa les poignets du jeune homme, soucieuse de comprendre, se demandant même si la drogue ne démangeait pas ses veines -quelle idée idiote, bien sûr !
Mais ce qu'elle vit la laissa percluse. Trop surprise pour penser à rajouter quelque chose, elle releva la tête pour le regarder. Lorsqu'elle l'avait rencontré pour la première fois, jamais elle n'aurait songé à se soucier de son existence. Pour Meredith, il n'avait été qu'une image inconnue et banale.
Dorénavant, face à la détresse profonde de l'homme, propre écho à la tristesse que Meredith s’évertuait à enfouir chaque jour, elle se sentit coupable. Coupable des pensées qu'elle avait nourri à l'égard de Zito. Un homme qu'elle avait considéré comme insignifiant, une excuse, un moyen de se venger sur la vie... Meredith sentit une bile amère remonter dans sa bouche. Elle raffermit sa prise sur les poignets du blond, la mâchoire crispée, et ferma les yeux en inspirant fort...

"Je suis désolée.." souffla-t-elle alors d'une traite. Et de faire glisser ses mains jusqu'aux épaules du blond, pour le forcer à la regarder.

"Zito, tu m'entends ? Je suis désolée. Réveille-toi maintenant, tu dois reprendre tes esprits ."
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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:32

Quelqu’un l’a rejoint : c’est Meredith. Alors, elle, il ne l’a pas rêvé… Et l’homme à l’accent étrange aussi, il était peut-être réel aussi… Zito ferme les yeux et cherche à se souvenir : l’odeur, c’est ce qui lui revient en premier. C’était des vampires, ça il en mettrait sa main à couper. Pour ce qui est des visages, c’est déjà plus complexe… Il y avait une brune aux cheveux longs… Non ! Plutôt Mi-longs…. Mais pour le reste, c’est encore trop vaporeux pour qu’il se rappelle des détails...

" Je suis là, Zito, je... Je suis désolée.."


Le contact de ses mains sur ses poignets a quelque chose de rassurant, de réel. Le son de sa voix aussi l’est : à la fois sincère et tellement triste que Zito sait qu’il est revenu dans le « vrai monde » : Celui si gris que la suie y semble colorée. Il le reconnait aussi au profond sentiment de lassitude qui reprend doucement sa place en lui… « Welcome home », c’est ce qu’on dit non ? Oh chouette…

"Réveille-toi maintenant, tu dois reprendre tes esprits "


Réveillé, il l’est, même s’il maintient ses paupières closes… Il sait pourtant qu’elle a raison : c’est le moment d’affronter ce cauchemar et, il doit se l’avouer, la perspective qu’elle se trouve là, avec lui pour traverser cette épreuve, le rassure. Pourtant il ne la connait pas, pas plus qu’il ne peut se vanter de l’apprécier : la seul fois où il a croisé son chemin, elle est arrivée comme un ouragan qu’il n’a pas réussi à maitriser et qu’il a lâchement fuit. Mais tout cela lui semble loin et insignifiant à présent. Etre kidnappé et drogué par des vampires a au moins le bénéfice de vous apprendre à relativiser vos expériences passées... Lentement, il ouvre ses paupières enflées d’une tristesse qu’il tente de renvoyer dans les profondeurs de son âme qu’elle n’aurait pas dû quitter … Il inspire profondément, soupir longuement.
-Merci.Déclare-t-il, et obtempérant sous l’ordre implicite que les mains de la jeune posées sur ses épaules lui dictent, il redresse la tête. Il découvre un visage qui n’affiche aucune malice, des yeux cernés et une peau sans éclat. Il n’a pas vu sa propre tête à lui, mais il peut dire qu’elle, n’a pas bonne mine. Est-ce à cause de lui ? De cette foutue soirée de merde ?

-Sale soirée hein..? Commente-t-il, non sans une pointe de cynisme. Il aurait voulu dire quelque chose de plus positif, de plus réconfortant, mais c’est la seul réplique qui lui est venue… Qu’on se réjouisse : au moins il parle.
Sa main vient se poser sur les paupières qu’il masse puis, doucement , il se redresse, rassuré de vous ses jambes accepter de le porter. Il se sent plus lucide maintenant qu’il a renvoyé les images de Nelïya dans son coffre mental et qu’il a tourné la clef, mais il n’en reste pas moins vaporeux et incertain. Il s’apprête à s’excuser, sans vraiment savoir de quoi, quand son regard tombe sur quelque chose qui le fige instantanément : Sur le parquet, il y a une arme. Un pistolet.
Qu’est-ce que ce machin fait là ?!
La question termine de projeter Zito dans la réalité, et son esprit commence déjà à élaborer des théories basées sur le peu d’éléments qu’il possède : elle l’a sorti de sa cage, elle l’a ramené chez elle…

-Comment tu m’as trouvé ? Qu’est-ce que tu foutais là-bas…
Elle l’a ramené chez elle oui, pas à la police… Son cœur palpite dangereusement alors que le ton se fait méfiant et inquisiteur :

-Pourquoi tu m’as ramené ici ? Pourquoi tu n’as pas appelé la police ..?

Il pose ces questions en ayant peur des réponses. Trop de lecture peut-être, mais son imagination ne peut pas s’empêcher de combler les trous de façon plus ou moins approximative, et avec beaucoup de trop de méfiance : et si Meredith était de mèche avec les vampires ? Ou sous l’effet de leur hypnose ?
Elle n’a pas appelé la police et lui a dit qu’elle était désolée, ce n’est que maintenant qu’il se pose la question : pourquoi était-elle désolée ?

-T’es avec eux ! L’accuse-t-il brusquement, car l’idée s’est formée dans son esprit, qu’il s’était laissé attendrir par ses yeux bleus et sa sollicitude affable. Brusquement furieux devant cette hypothèse et l'idée de s'être fait avoir deux fois en une même soirée, il bondit et la saisi par le col, pendant que son autre bras, s'arme, et s’apprête à fendre les airs pour lui envoyer un coup de poing en pleine tête*. C’est étrange que pour une fois qu’il ait l’occasion de laisser la chose être faite par un autre, il refuse l’idée d’être tué. Non, ce soir, contrairement à d’autres : il n’a pas envie de crever.
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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:32

Meredith ne put s'empêcher de lâcher un soupir apaisé en le voyant relever la tête. Elle alla même jusqu'à sourire de bon coeur, se redressant à son tour et passant une main dans ses cheveux moites. Elle avait eu le sentiment de frôler la catastrophe, s'attendant à ce que le blond décide de se jeter par la fenêtre ; et c'est sans doute la raison pour laquelle la jeune femme l'écoutait à moitié. Trop soulagée, elle réfléchissait à des idées plus légères : telles que "pourquoi ne pas lui servir une omelette pour lui remonter le moral ?" "ou lui offrir une cigarette, si jamais il fumait!" ou plein d'autres trouvailles propres à son caractère en manque de priorité.

Voilà pourquoi son sourire resta accroché à ses lèvres lorsque Zito éleva la voix, tandis que l'éclat de ses prunelles, lui, évoluait petit à petit vers la surprise et l'incompréhension. Jusqu'à ce qu'elle prenne pleinement conscience du regard que Zito portait à son arme, et que ses yeux s'écarquillent de plus en plus.


-T’es avec eux !

Elle voulut s'exprimer à voix haute, mais ce ne fut qu'un murmure qui sortit de sa bouche.

"Zito, je t'en prie, ce n'est pas ce que tu cr...."

Mais trop tard. Son sourire s’effaça automatiquement lorsqu'il l'attrapa par le col de son t-shirt. Ses mains eurent un geste pour l'arrêter mais ne furent pas assez rapides... le poing de l'homme la frappa en pleine face, si fort que le cri de Meredith se bloqua dans sa gorge. Un délic, assourdissant, s'enfonça dans sa tête devenue comprimée..des étoiles dansèrent devant ses yeux...la douleur fut si violente que Meredith faillit s'évanouir. Mais, à l'instar, son corps eut tôt fait de réagir aux entraînements imposés depuis ses cinq ans. Avec la rage d'un autre monde, et une vitesse fidèle à des gestes mille fois répétés, elle lui envoya un coup de pied brutal aux chevilles et n'attendit pas qu'il assimile la chute pour ramasser son arme et s’asseoir sur son torse, essoufflée, son nez pissant le sang. Si elle semblait vibrer de colère , la main qui tenait son arme, cependant, ne tremblait pas.

"Idiot, espèce d'IDIOT !!" hurla-t-elle, le canon de SYNTYXI pointé sur le front de Zito.

"Ne t'avise plus jamais...me frapper...je T'INTERDIS, JAMAIS PLUS !" et elle cracha sur le côté le sang emplissant sa bouche.

La télévision choisit ce moment précis pour se mettre automatiquement en veille, les plongeant dans une obscurité quasi totale. Le silence fut seulement entrecoupé par le souffle saccadé de Meredith. Sans pouvoir retenir son geste, elle lui colla le museau de SYNTYXY en plein sur le front, les dents serrées.

"Tu ne sais pas..tu n'as aucune idée de ce que j'ai fait pour te sortir de ton trou. Tu t'es imiscié dans ma vie, tu te permets de juger, mais TU NE SAIS RIEN. On ne fait pas patienter mon boss, mais je l'ai fait pour toi...tu crois, TU PENSES que je suis de mèche avec tes ravisseurs ?! Tu OSES penser ça, après MES EFFORTS, TU ...." elle déglutit, appuyant de plus belle le canon sur la peau de Zito, ses cheveux tombant en avant et son regard dément. Ce n'était pas la Meredith habituelle, mal fagotée et errant mollement, sans conviction, dans les ruelles de Londres. Non, c'était devenue une jeune femme hantée, dont le masque venait de s'être fissuré après le coup porté... Elle avait compati à sa peine, elle s'était identifiée à ce qu'il pouvait ressentir....au point de lui ouvrir sa porte. Elle avait essuyé un blâme de son boss pour s'être défilée devant le chaos et la foule mécontente. Et un blâme de la mafia ne consistait pas en des heures supplémentaires. Oh non! C'était un coup à disparaître, ne laissant qu'une ombre au bout d'une chaîne dans les fonds vaseux de la Tamise! Et lui, voilà qu'il profitait de sa vulnérabilité, de sa garde baissée... "Pas sa faute", lui dira-t-on, drogué ? Pas toute sa tête ? Elle s'en fichait bien ! Il n'avait pas le droit, pas le droit d'exploiter ses faiblesses. Pas le droit...
Les sourcils froncés, elle pencha sa tête en arrière et tâcha de contrôler sa respiration.


"Ferme-la, maintenant tu la FERMES, la ferme ou je te jure que je te plombe. Laisse-moi me calmer." gronda-t-elle, aussi légère qu'une plume sur le torse de l'homme et pourtant...effrayante dans son attitude, sa folie aussi imprévisible que décharnée.

"Je dois me calmer..." souffla-t-elle une dernière fois, plus pour elle-même, décollant graduellement l'arme pour la tenir à une distance plus raisonnable. Elle rabaissa alors sa tête ensanglantée vers lui, ses yeux brillant d'une lueur à faire frémir tant elle reflétait une férocité froide et cruelle.

" Qu'est-ce qu'un simple libraire foutait enchaîné dans un entrepôt désaffecté ?! Ne me fais pas croire que tu ne caches pas des secrets, Zito ne prétends pas être la victime. Car de nous deux, tu es celui qui a provoqué des emmerdes. C'est MOI qui ai dû nettoyer derrière toi, MOI qui ai dû te ramener ici, en étant même assez CONNE pour m'inquiétez de ton état ! Tu veux jouer à ce petit jeu ? Tu préfères donner les coups avant de te renseigner ?! SOIT, alors explique moi. Dis moi ce que tu caches. Et si tu tentes... si tu essaies de m'attaquer encore, ne serait-ce qu'une fois, j'explose ton minois d'acteur torturé."
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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:32

Aussitôt attaquant, aussitôt maitrisé. Cela avait été si rapide, si efficace, qu'il avait du mal à comprendre comment il en est arrivé à être plaqué sur le dos, une Meredith furibonde perchée sur son torse... La position aurait pu être excitante si la jeune femme n'avait braqué une arme sur son front... Merde, pourtant, il n'avait pas retenu son coup : elle était sacrément résistante ! Comment diable avait-il pu être aussi stupide pour l'attaquer quand elle était armée, alors qu'à leur première rencontre, il avait eu la lucidité de refuser un simple combat de boxe ? Voilà qu'il se trouvait dans une situation bien inconfortable : qu'elle soit de son côté ou pas, il l'avait énervé -pas qu'un peu d'ailleurs-. Là où était le hic, c'était qu'elle avait clairement l'avantage sur lui. Pffff, c'était sûrement pour ça que Zito s’énervait si peu d'ordinaire : quand il se prenait à le faire, on pouvait être sûr qu"il allait faire une connerie.

En attendant la jeune femme est furieuse et offre un spectacle terrifiant. Zito l'avait déjà trouvé impressionnante, lors de leur première rencontre quand il avait eu la maladresse de lui proposer une lecture disons... inadaptée, mais là, c'est d'un niveau supérieur. Elle vocifère, rouge de rage, les lèvres ensanglantées, les yeux exorbités, pendant que le canon de son arme menace le lycan qui se met à formuler mille prières adressées à des dieux auxquels il ne croit même pas, autant pour qu'elle ne presse pas la détente, que pour qu'il parvienne à garder le contrôle de sa vessie. Il ignorait tout d'elle, mais ce qu'il en découvrait à cet instant, lui donnait envie d'aller se terrer à des kilomètres sous le bitume, en demandant pardon d'exister. Il réalisa brutalement une chose : elle ne pouvait pas dégager une telle aura sans être quelqu'un de réellement dangereux... Sûrement même avait-elle déjà tuer, et, idée du siècle, il l'avait frappé sans l’assommer du premier coup... Genius

Brusquement, sa voix claque de plus belle et elle lui ordonne :

"Ferme-la, maintenant tu la FERMES, la ferme ou je te jure que je te plombe"


Lui obtempère, maté par la donzelle et tremblant à la simple idée qu'elle mette sa menace à exécution. Pendant une fraction de seconde, il avait pensé que la situation ne pouvait être pire, mais c'était oublier que sa vie été une entité profondément sadique qui se nourrissait de son désespoir, car non contente de le menacer, Meredith exigea des réponses :

"Explique moi. Dis moi ce que tu caches. Et si tu tentes... si tu essaies de m'attaquer encore, ne serait-ce qu'une fois, j'explose ton minois d'acteur torturé"


Que pouvait-il lui répondre : Qu'il ne cachait rien ? C'était un putain de Lycan ! Qu'il ne savait rien de cette histoire ? Il avait sentit très clairement la puanteur vampirique de ses assaillants.

-Pardon ! Pardon ! Je suis désolé ! Je te frapperais plus ! Glapit-il, cherchant autant à gagner un peu de temps qu'à atténuer le feu destructeur qu'il avait éveillé en elle.

-T'as raison : j'ai merdé ! Je suis désolé, vraiment désolé ! Continua-t-il, le regard sincèrement terrorisé, la réflexion acculée : lui dire la vérité l'exposait à des gros problèmes, mais aussi à la simple finalité qu'elle ne croit pas un mot de ce qu'il allait lui, et lui mentir l''exposait à ce qu'il ne se montre pas suffisamment convainquant et qu'elle finisse par lui trouer la caboche d'un plomb bien placé.

-Je te jure que j'leur ai rien fait ! Je sais pas pourquoi ils m'ont fait ça ! Se déroba-t-il, délivrant des demi-vérités qu'il espérait suffisantes, sans que la panique ne le quitte... Il tenta le tout pour le coup :

-Laisse moi partir ! Juste partir ! Tu n'entendras plus par... AAAAARRRRRG Une douleur foudroyante venait de lui dévaler l'échine. Il s’arque-bouta brutalement, sans pour autant que la jeune femme soit désarçonné, le souffle court, les mains crispées sur le parquet. Merde : il perdait le contrôle. Il avait le loup aux bords de la peau... La lune, qui avait connu sa pleine forme quelque jours plutôt, exerçait toujours une influence sur le lycan et la peur avait suffit faire sortir la bête de sa tanière. Zito la sentait à présent, comprimée par cette enveloppe humaine, elle ne demandait qu'à sortir, et c'était mauvais... Très mauvais. Il n'avait rien commandé de cette transformation, ce qui voulait dire qu'il n'allait pouvoir vraiment la contrôler. Cette fois encore Zito sentit la peur le prendre, mais pas à l'encontre de la jeune femme cette fois-ci....

-Meredith... Éloigne cette arme de moi, tout de suite ....Demanda-t-il d'une voix blanche, priant pour parvenir à garder le loup en place suffisamment longtemps pour qu'un drame ne se produise pas...

-Fais ce que je te dis... Ou presses la détente tout de suite. Haleta-t-il, alors que sous sa peau, le loup se faisait de plus en plus pressant. Zito contractait chaque muscle de son corps pour le tenir en place, mais une nouvelle vague de douleur le traversa et il poussa un gémissement. La pénombre empêchait de déceler les détails, mais déjà les poils de ses bras avaient commencé à prendre une allure plus drue...

-Je... veux... pas... te... blesser... Elle n'allait vraisemblablement rien comprendre. Peut-être même pas lui obéir, mais au moins Zito pouvait espérer une chose : elle saurait viser juste. Elle saurait le tuer en première.
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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:33

Il n'avait rien compris, strictement rien...La jeune hunter le jaugeait, sa poitrine se soulevant au rythme de sa respiration saccadée tandis que l'homme encore sous elle s’évertuait à demander clémence. Et plus Meredith observait le blondinet en train de glapir, plus elle envisageait l'idée que le descendre ne serait pas absurde. Pourtant, elle ne lui avait pas demandé grand chose : si ce n'était lui avouer la vérité! Il lui aurait suffi de baisser ses défenses et lui monter sa sincérité, pour la première fois depuis leur rencontre! Lui prouver, surtout, qu'elle n'avait pas offert de sa personne en vain! Or il ne faisait que s'excuser. S'excuser... Pour Meredith, cela ne valait rien. N'importe qui pouvait prononcer des excuses et baisser l'échine sans avoir à sacrifier plus que son égo. Quelle preuve de bonne volonté donner à ça ?.
Elle avait été idiote...elle savait, pourtant, qu'elle n'aurait jamais dû s'impliquer de la sorte pour un inconnu. D'un geste hagard de sa main libre, elle essuya la quantité phénoménale de sang sur son visage, ne réussissant qu'à étaler la chose davantage. La lente retombée d'adrénaline, provoquée par sa colère, se voyait remplacée petit à petit par la douleur du coup de poing.



"Tu ne me diras rien." murmura-t-elle finalement, les paupières mi-closes à mesure que la souffrance de son nez devenait insupportable. Elle songea une seconde qu'il lui serait facile d'appuyer sur la détente, d'appeler Ludvig et de s'en débarrasser. En fait, cette idée -en soit très burlesque- lui parut subitement tout à fait lumineuse. Hilarante, même.

Sa main encore sur sa face devenue rouge, elle se mit à rire, carrément délirante.
Elle consolidait son raisonnement en se disant que ce geste allégerait le poids au fond de son coeur. Car s'il avait été réellement navré, il lui aurait avoué la raison de son enlèvement. Oui, c'est ce qu'il aurait fait. Mais il s’évertuait à jouer la victime qui ignore tout. Il se payait sa tête...Alors il n'était qu'une vermine, plus encore : une sangsue qui s'accroche, se fait oublier et vous aspire le peu d'essence qu'il vous reste! Mais c'était hors de question. Meredith avait vu clair dans son petit jeu! Il avait espéré l’assommer et se débarrasser d'elle, mais on ne se débarrasse pas de Meredith Da Silva, pas aussi facilement, et surtout pas au moyen d'un être aussi insignifiant que lui! Des gens tels que lui méritaient juste de disparaître... Portée par sa folie, toutes dents dévoilées, elle remonta d'un cran le canon de l'arme... mais la panique de l'homme se muta soudain en pure terreur. Et Meredith sentit que cela n'était pas dû à son geste. Que quelque chose clochait. Ce furent surtout les paroles que Zito prononça...puis ce cri.

Un véritable hurlement. Il se mit alors à gigoter sous elle comme s'il menaçait à tout moment de se transformer, de devenir...Le coeur de Meredith rata un battement. Et cela fut pareil au déclic d'une serrure ouvrant une trappe sur la réalité. Le retour à sa lucidité fut aussi brutal que la conclusion aberrante qu'elle capta.....Elle cligna des yeux, remuée...Non, c'était impossible. Impossible ! Elle se releva tout de go, obéissant pour la première fois depuis leur altercation à la demande de l'homme. Et pour cause, elle avait déjà vu un être pris de convulsion de la sorte, un être qui n'avait rien d'humain. Pourtant, lui, il...? Bordel! Elle sentit son estomac remuer dès qu'elle se redressa. Dans le salon sans lumière, Meredith ne distinguait que la silhouette du blond. Mais ce fut suffisant. Suffisant pour que ses yeux s'ouvrent en grand, que son autre main vienne soutenir la première sur la crosse de son pistolet...et qu'un soulèvement d'estomac particulièrement violent ne la pousse à s'éloigner, trop vite. Elle s'élança jusqu'au couloir et s'effondra dans la salle de bain pour dégobiller, penchée sur la cuvette des toilettes. Sonnée par les élancements de son nez, la chaleur, ses délires et ce qu'elle venait de voir, elle se traîna jusqu'à l'entrée de la salle de bain, qu'elle referma fébrilement, s'adossant à la porte tout retenant un nouveau haut-le-coeur .

Elle appuya l'arrière de son crâne contre le battant de la porte et ferma les yeux en jurant. Jamais elle ne se serait doutée que lui...qu'il était...quelle sotte, quelle véritable abrutie elle faisait ! Son cerveau réfléchissait à mille à l'heure, éventant les derniers relents de son hystérie passée. Elle n'arrivait pas à croire qu'elle avait été à deux doigts de le tuer, là, sur le parquet de son salon !

Soudain, elle crut discerner un grondement sourd de l'autre côté du mur. Elle se mordit la lèvre et chercha à tâtons la poignet , dos toujours collé à la porte. Lorsqu'elle ouvrit cette dernière, c'était comme si des milliers de fourmis s'étaient mises à grimper sur son échine, lui arrachant un frisson insupportable. Elle déglutit, sa bouche noyée par un sang qui ne cessait de couler, et avança d'une démarche lourde.
Ses yeux se plissèrent lorsqu'elle pointa SYNTYXI sur le loup. Oui, le loup, dorénavant dans son appartement. Elle resta là, parfaitement immobile, les bras tendus et la respiration sifflante...mais ne tira pas. Alors que quelques minutes auparavant, elle avait été prête à appuyer sur la gâchette pour tuer ce qu'elle croyait être un être humain, Meredith était maintenant statique face à un animal imposant et à la gueule bée prête à venir briser sa nuque.
C'est que... elle venait de comprendre le silence et les mensonges de l'homme. Elle venait de comprendre pourquoi il n'avait pas été sincère ... Comment pourrait-elle alors prétexter alléger quoique ce soit si elle le tuait ?
La sueur sur son front coula le long de sa tempe et se mélangea à son sang. Elle plongea dans les prunelles brillantes de la bête, comme si elle attendait le verdict de son jugement dernier.
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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:33

---- A quelques km de là, quelques minutes plus tôt

La voiture filait à vive allure, ses phares inondaient la route d’un pâle fuseau lumineux qui repoussait tant bien que mal la noirceur nocturne environnante. Dans l’habitacle, deux femmes étaient présentes.

-Adaline, j’espère que t’es sûre de ce que tu as vu. Râlait la passagère avec mauvaise humeur. D’une cinquantaine d’année bien consommée, elle avait les cheveux longs d’un blond sans éclat et les yeux marron.

-Mes visions sont toujours floues Anna. Elles sont … Hachurées. Mais je suis sûre de ce que j’y ai vu. On l’amenait dans un appartement et il était mal en point. Après je l’ai vu se transformer… Il y avait aussi quelqu’un avec une arme…. Répondit la conductrice qui n’était, certes, pas plus jeune, mais d’une apparence bien plus soignée : des cheveux châtains qui ondulaient avec grâce sur ses épaules et des yeux verts pétillants comme deux pierres de jade.

-Et tout ça, tu as vu où ça se passait ?

-J’ai vu la plaque de la rue et le numéro de l’appartement oui. Répliqua la dénommée Adaline en jetant un coup d’œil angoissé au GPS qui la guidait vers la capitale.

-Et qu’est-ce qui nous dit que ça se passera ce soir ? Questionna, septique, la passagère la chevelure terne qui répondait au doux nom d‘Anna. Cette fois, Adaline mit plus de temps à répondre :

-Mon instinct.
La réponse eue pour effet de faire pouffer Anna.

-Ton instinct ? Hé bha on n’est pas dans la merde…
Toujours cramponnée au volant, Adaline lui jeta un regard noir :

-Comment tu peux réagir comme ça Anna ?! Zito est ton fils ! Une nouvelle fois, la réflexion fit naitre chez Anna, un rire sans éclat.

-C’est exacte, du moins jusqu’à ce que Duncan décide que je n’étais pas apte à l’élever et à le protéger et qu’il me l’arrache.

-Anna… Tu sais très bien que ce n’est pas comme ça que ça s’est passé… Duncan et moi on …

-Ferme là Adaline. Tu crois que j’ai rien vu de ton petit jeu ? Tu n’es pas venu me chercher parce que je suis sa mère. Non, tu as juste besoin d’une bonne pomme pour t’ouvrir une ou deux portes.
La coupa brutalement Anna et le silence qui s’en suivit ne fit qu’apporter la confirmation qu’elle avait vu juste. Adaline, en bonne louve alpha, ne perdit pourtant pas de temps pour reprendre contenance et annoncer :

-Zito a besoin de nous. J’ai essayé de l’appeler, il ne répond pas. Ce n’est pas normal. S’il est en danger, ou s’il se change devant un humain, c’est toute la meute qui est menacée… On doit arriver à temps pour empêcher ma vision de se produise !

---- Chez Meredith
De nouveau, une puissante douleur lui parcouru l’échine et Zito n’eut pas la force de contenir la transformation une seconde de plus. Sa vision se troubla, alors que son corps s’arque-bouta une dernière fois avant que le loup ne s’extirpe de sa peau d’homme. La transformation ne fut ni fluide, ni gracieuse. Alors que ses membres s’allongeaient dans un concert sinistre de craquements et claquements secs, ses muscles, eux, enflaient sous sa peau qui s’ornait d’une fourrure claire et épaisse. Pendant un court instant, ce corps difforme garda un visage humain, mais lorsque ses lèvres s’ouvrirent, une rangée de crocs en pleine croissance en jaillit, déformant la mâchoire jusqu’à modeler une physionomie lupine qui se tapissa du même duvet claire qui recouvrait tout le reste du corps. Ses yeux furent les derniers à se transformer : Le regard humain et emplit de douleur qu’avait affiché Zito une minute plus tôt se mua en nuances purement bestiales.
Pendant un instant, le lycan resta là, allongé sur le don, les flancs soulevés par un souffle profond, puis, il roula sur le côté et se redressa. Entravé par les vêtements qu’il avait porté humain, il gronda, s’agaça, et à grand coup de crocs, les déchira. Les lambeaux de tissus s’appareillèrent autour de lui jusqu’à ce qu’il s’en soit totalement libéré. Se faisant, il releva les yeux et flaira les alentours. Femelle lui indiqua son odorat et son regard ne tarda pas à confirmer l’information alors qu’une silhouette s’avança vers lui. Danger comprit-il aussi en regardant le canon de l’arme qui le menaçait. Un grognement sauvage roula alors dans sa gorge, alors que campé sur ses membres arrières, il se déployait de toute sa hauteur…

---- Du côté d’Adaline et de Anna
Adaline se pencha sur la boite à gants et en tira un revolver qu’elle tendit à Anna.

-Jolie joujou... Et tu veux que je fasse quoi avec ça ? Que je colle une balle entre les deux yeux de mon fils ? Tu sais très bien que je ne lui rendrais jamais ce service...

-Sois pas idiote Anna, tu sais bien que je te demanderais jamais ça ! Pour Zito, j’ai le pistolet tranquillisant de Vicky… Le revolver c’est pour tenir en respect l’autre personne que j’ai vue dans ma vision… .

Anna arqua un sourcil et questionna, mordante, :

- Et donc, le « Pas de morts » de ton mari, on se le met au cul, c’est ça ?

-Non. Mais tu n’es pas obligé de le crier sur les toits. Qu’on suppose que tu puises appuyer sur cette détente, voilà ce dont on a besoin… Tu mens mieux que moi. Aller on y va. .Les deux femmes quittèrent le véhicule. Après avoir récupéré le pistolet tranquillisant dans le coffre, elle entraina Anna vers l’immeuble de sa vision. Elle espéra ne pas se tromper d’étage lorsqu’elle s’arrêta devant une porte à la vision familière. Tout en collant une oreille contre la paroi elle murmura :

-C’est là…
Anna, pour sa part, dégainait ses crochets en s’approchant de la serrure.

-J’entends un grognement ! Anna dépêche-toi !! C’est lui ! .

---- Du côté d’Adaline et de Anna
Peur, Proie, voilà quelles étaient les pensées qui fleurissaient dans l’esprit du lycan alors qu’il observait la femelle qui lui faisait face. Une seule chose l’avait empêché d’attaquer pour le moment : l’arme. Il savait que la chose pouvait le blesser… C’était comme pour chasser le porc-épic : il fallait trouver un bon angle d’attaque pour s’éviter les blessures… Puis, alors qu’il hésitait encore, un cliquetis, un bruit de pas dans son dos, une odeur familière : Meute.

-Zito non !
L’ordre figea le lycan qui tourna son regard vers les deux nouvelles arrivantes. Chacune pointaient une arme vers eux. Chasse ? S’interrogea-t-il devant cet arsenal.

-Zito recule ! Ordonna Adaline. Il reconnaissait là l’ordre d’une femelle alpha. L’autorité n’était pas aussi puissante que si elle avait émané de son mâle alpha, mais elle n’en restait pas moins présente. Alors, lentement, il fléchit les genoux, perdant un peu de sa hauteur, et, les mains posées au sol, la truffe à la hauteur du visage de Meredith, il recula lentement. Le soulagement sur le visage d’Adaline fut manifeste. Elle n’en gardait pas moins le pistolet tranquillisant braqué sur lui, simple précaution. Pendant ce temps Anna pointait sa propre arme sur Meredith.

-Il ne te fera pas de mal. Nous non plus… Alors baisse ton arme, on baissera les nôtres et on pourra discuter tranquillement.

-Elle l’a vu sous sa vraie forme… Remarqua froidement Anna en resserrant sa prise sur le revolver.

-Raison de plus pour discuter… Elle doit avoir des questions.

-Et moi donc.... Qu’est-ce que mon fils foutait là ? D’où elle tient ce pif ensanglanté ? Parce que j’ai comme l’impression qu’on n’est pas les seuls prédateurs de cette pièce…
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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:33

Ces derniers temps, Meredith perdait un peu trop de sang à son goût...et de façon assez pathétique. Il aurait été plus plaisant de dire qu'elle avait reçu ses blessures lors d'un combat acharné avec un loup enragé ou de vieux vampires très puissants. Mais ses exploits s'arrêtaient à une glissade et un coup de poing de la part d'un homme affaiblie à moitié drogué. Les yeux toujours plissés, Meredith attendait que le loup la force à intervenir car elle n'avait plus envie d'être la première responsable...si elle n'avait pas le choix, elle le ferait ; et elle ne cessait de se le répéter pour se donner bonne conscience.

Soudain le porte émit un cliquetis qui la fit sursauter. Elle s'imaginait déjà voir débarquer des flics à sa porte pour tapage nocturne, qui se retrouveraient alors nez à nez avec un lycan en pétard. Si seulement ses jambes n'étaient pas restées figées... mais la vision de ce loup de deux mètres et de ses yeux luisants fixés sur elle l'empêchait d'agir et de faire quoique ce soit.



Zito non !

Pour la seconde fois elle sursauta, mais n'abaissa pas l'arme pour autant. Il fallait qu'elle s'extraie de cette folie ambulante : un putain de carnaval dans son salon, avec des gens et des animaux qui entraient et sortaient de chez elle comme dans un chapiteau de cirque ! Deux femmes venaient de refermer la porte de son appartement.
L'une d'elle, en l’occurrence celle qui tenait en joug Meredith, semblait décidé à en finir au plus vite mais la dame à la chevelure châtain parlait d'un ton plus raisonnable. Il lui fallut toute la concentration du monde pour écouter ce qu'elles disaient. Des questions ...ah. La hunter déglutit et recula finalement d'un pas. Elle s'apprêta à ouvrir la bouche mais on toqua à la porte.

On toqua...à la porte. Meredith regarda les femmes à tour de rôle, comme si elle s'attendait à ce qu'un troisième individu rapplique -au point où on en était! Mais leur posture l'informa qu'elles n'attendaient personne. Lentement, avec l'impression d'évoluer dans une chape nébuleuse à des kilomètres d'ici, Meredith s'approcha de la porte en prenant le risque de se faire tirer dessus. L'échine aussi rigide qu'un piquet, elle alluma la lumière et entrouvrit à peine la porte en veillant à placer SYNTYXI derrière son dos. Son regard à travers l’entrebâille tomba sur une vieille dame affolée : Madame Duffret en robe de chambre, sa voisine. Cette dernière triturait les clés de son appartement, une expression soucieuse par dessous son chignon impeccable.

"Madame Duffret! Que me vaut donc le plaisir de votre visite ?!" claironna Meredith, affichant un sourire enjoué particulièrement dément.

"Eh bien j'ai entendu du remue ménage et je....je..." sa voix mourut à mesure qu'elle remarquait tout le sang sur le visage de Meredith.

"Bon dieu divin, que vous est-il arrivé ?!"

"Tombée. Ou plutôt le nez qui saigne." dit-elle abruptement, hochant de la tête avec sérieux tout en fronçant les sourcils.

"Vous êtes tombée....ou... vous avez le nez qui saigne?" articula lentement Madame Duffret qui étirait son cou pour essayer de voir à travers l’entrebâille.

"C'est ça!" s'exclama Meredith qui se pencha au maximum vers l'embrasure "Voyez cette canicule, j'ai eu le nez qui saignait, et je suis tombée, et avec tout ce sang, je ne voyais rien, oh non vraiment...terrible, c'est terrible, quelle chaleur n'est-ce pas ?" et d'embellir son sourire à la bouche ensanglantée, offrant sa plus belle prestation d'hurluberlue.

Décontenancée, la vieille dame cessa de triturrer ses clés.

"Alors..j'imagine que tout va bien.."

"Tout va pour le mieux!"

" En êtes-vous sûre?"

"Et comment!"

"Je vois...d'accord."

La veille femme se détourna d'un air désorienté, ses petits chaussons montant les marches une à une tandis qu'elle réfléchissait.

"Bonne nuit Madame Duffret!" chantonna Meredith, avant de claquer la porte en s'adossant contre l'entrée. Voyant que la blonde faisait vraiment une fixette sur elle, puisqu'elle pointait encore l'arme dans sa direction, Meredith rangea SYNTYXI dans sa ceinture avec une grande sérénité et leva les mains en l'air, mettant ses paumes en évidence en guise de bonne foi . Il était temps qu'elle garde la tête froide, car dorénavant la chose allait plus loin qu'une simple bagarre entre deux humains.

"Je suis hunter." annonça-t-elle d'une voix qu'elle voulut conciliante -même si dire cela équivalait aussi à les dissuader d'attaquer un membre de la Guilde. Il n'aurait pû y avoir contraste plus grandissant entre sa comédie précédente et son expression maintenant grave.

"J'ai trouvé votre fils dans un coin d’entrepôt. Il était ligoté et on l'avait drogué. Je..." elle inspira, commençant à perdre patience "Je ne sais pas QUI lui a fait ça, et je ne me serais jamais douté qu'il était un lycan. Dans le cas contraire, je ne l'aurais jamais emmené chez moi" Et l'on pouvait sentir la pointe d’amertume dans sa dernière phrase.

Elle pencha légèrement sa tête sur le côté tout en observant le loup étrangement docile, et du sang goutta de plus belle sur le parquet.

"Je ne sais pas comment fonctionne votre meute, mais vous devriez mieux surveiller vos louveteaux." Elle était consciente de l'indélicatesse de sa phrase, mais le souvenir de l'attaque envers le VII était marqué au fer blanc dans son esprit. Peut être que si, à l'époque, les lycans avaient été plus surveillés, ils n'auraient pas été utilisés avec autant de facilité... Elle papillonna des yeux en étirant ses lèvres avec sarcasme et mima une petite courbette.

"Maintenant..si vous pouviez me permettre de bouger pour que j'aille chercher une compresse. Oh, non pas que cela m'ennuie de me vider de mon sang en votre compagnie, croyez-le bien, mais si vous souhaitez recevoir plus de réponses de ma part, il serait judicieux de contenir votre congénère, de me laisser passer....et d'abaisser votre arme, par la même occasion."

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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:33

La tension était montée d’un cran alors que la vieille voisine avait toqué à la porte. Si les deux louves n’avaient pas fait un bruit, elles s’étaient tenues prêtes à tout… Mais finalement, la jeune femme s’en débarrassa sans trop de mal pour réapparaître, avec une expression grave et une révélation qui fit hausser les sourcils d'Adaline pendant que ceux d'Anna, eux, se fronçaient d'avantage.

-Voilà qui règle l'un de nos problèmes... Souligna la femelle alpha non sans un certain soulagement : inutile d'expliquer de quelle nature était fait Zito.

-Anna baisse ton arme. Je pense que cette femme, si elle avait voulu nous faire du tord, l'aurait déjà fait. Du reste : nous sommes celles qui avons pénétré son appartement sans y être invitées. Commanda Adaline, visiblement soucieuse de faire comprendre qu'elles ne venaient pas en ennemies. Pourtant, Anna mit un moment avant d'obtempérer, et s'y elle termina par s'y plier, elle le fit de de mauvaise grâce. Zito quand à lui était toujours aussi silencieux, la gueule à demie ouvert, la langue pendante, il semblait observer la scène sans vraiment la comprendre. Adaline rangea son pistolet tranquillisant en écoutant les paroles de la hunter. Cette fois, les dires firent autant froncer les sourcils l'alpha que la mère. Elles échangèrent un regard perplexe.

-Ligoté et drogué... ? Qui.. Ça n'a aucun sens ! Questionna Adaline avant qu'Anna ne rajoute, non sans sarcasme :

-C'est vrai, qui voudrait de lui ?

Quoi qu'il en soit, l'une comme l'autre ne s'étaient pas attendu à cela...

"Et je ne me serais jamais douté qu'il était un lycan. Dans le cas contraire, je ne l'aurais jamais emmené chez moi"


La réplique ne manqua pas se faire mouche et ce fut Anna qui répliqua la première :

-Pourquoi, vous avez peur qu'il infeste votre magnifique canapé de puces ?

-Anna ! La réprimanda Adaline avant d'ajouter, d'un ton conciliant :

-Nous surveillons nos... "Louveteaux", c'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous sommes ici. J'ai eu une vision de lui en train de se transformer.

Après un silence elle ajouta :

-Vous l'avez sauver, non sans prendre de risque... Merci. Merci sincèrement.

Anna pour sa part eut un reniflement dédaigneux.

-Moi, ce que, j'aimerais savoir, c'est pourquoi Zito s'est transformé. Ça doit bien faire 5 ans qu'il contrôle ses mutations. Et il aurait préféré crever plutôt que de risquer de blesser quelqu'un qui l'a aidé.

Souligna-t-elle avec suspicion.

-Anna, je ne pense pas que ce soit le moment de...

-Très bien. Fais ta lèche cul. Ça te va si bien comme rôle.
Cracha la blonde pendant que l'alpha essayait de garder son calme et de changer de sujet :

-J'aimerais que tu ailles chercher les vêtements de rechange de Zito dans la voiture. S'il te plait.

-Pourquoi ? Tu veux pas qu'elle voit son petit oiseau. Si ça se trouve elle y a déjà goûté qu'est-ce t'en sais ? C'est Dun qui va content : il lui avait pas dit, quand il l'a envoyé courtiser la femelle, qu'on préserve pas une meute en culbutant les hunters ? Oh, et peut-être faudrait voir à lui rappeler que les vampires, non plus on en veut pas.

-Les vêtements Anna. Dans le coffre. Répéta Adaline, refusant de répondre à la provocation et grâce au ciel, sa belle soeur s’exécuta. Une fois seule avec la hunter elle afficha un air désolé


-Veuillez excusez ma belle soeur. Se réveiller en pleine nuit la rend toujours un peu chafouine. Vous voulez de l'aide ? Pour votre nez ? Demanda-t-elle, déployant des trésors d'amabilité.

-Au fait, je ne me suis pas présentée : Adaline Fox. La tante de Zito. Et vous êtes ..?
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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:34

Meredith s'était retenue de lever les yeux en ciel en écoutant la blonde. Cette femme n'avait manifestement aucun bon sens et elle ne se serait pas privée pour lui rabattre son clapet. Hélas, elle était exténuée. Aussi, elle préféra la laisser lancer ses pics en arquant tout juste un sourcil dédaigneux, se payant même le luxe d’épousseter son sweet informe, comme si cette femme ne méritait même pas son attention.
Elle ne perdit son air méprisant qu'une fois que l'autre s'adressa à elle.

Veuillez excusez ma belle soeur. Se réveiller en pleine nuit la rend toujours un peu chafouine. Vous voulez de l'aide ? Pour votre nez ?

Meredith ébaucha alors un sourire las.

"J'imagine que c'est un trait de famille ..."

Et elle désigna son nez ensanglanté, goguenarde. Puis elle se dirigea vers le meuble de l'entrée, parlant tandis qu'elle cherchait des compresses dans le tiroir.

"Peut être qu'un coup de poing est synonyme de remerciement! Vous menacer d'une arme équivaut plus à de la gratitude, par exemple, au motif que vous sauviez le fils de quelqu'un... Je n'ose imaginer ce que signifie la morsure d'un lycan!'"

Déchirant la compresse en deux, son sourire se fit sarcastique.

"Ca ira, je commence à être habituée." et elle se dirigea vers le divan. La hunter ignora superbement le loup et s'allongea sur le canapé, renversant sa tête en arrière et calant des morceaux de compresse dans ses narines. La scène avait quelque chose de profondément burlesque.

Au fait, je ne me suis pas présentée : Adaline Fox. La tante de Zito. Et vous êtes ..?

Meredith fixait le plafond tout en essuyant son visage avec la compresse restante, comme ailleurs.

"Meredith...juste Meredith."

Elle renifla de manière tout à fait disgracieuse pour garder le sang à l'intiéreur de son nez.

"Un libraire, non mais vraiment..." chuchota-t-elle, affichant une expression incrédule. Elle soupira finalement et se redressa en position assise, veillant à garder sa tête renversée en arrière.

" Il n'y a que moi pour tomber sur un libraire et me retrouver avec une chimère en plein milieu du salon. A croire que je les attire dernièrement!" Elle gloussa, mais il eut suffit d'une oeillade en diagonale vers la femme pour que son hilarité se meurt.

"Oh n'ayez crainte, votre neveu ne m’intéresse pas. A vrai dire je préfère les chats."

Meredith n'avait jamais été douée pour les blagues. S'attardant sur la vision de la poutre du plafond, la hunter s'adossa de plus belle sur le canapé. Son nez la picotait toujours désagréablement, mais la douleur était moins aigue et semblait dorénavant battre en rythme avec son pouls. Lentement, elle laissa tomber la compresse au sol et s'étira en levant ses bras bien hauts. Ses yeux s'attardèrent sur ses poignets... Harassée, elle les observait sans vraiment les voir.

"Votre louveteau paraît perdu..." avoua-t-elle, faisant alors retomber ses bras devenus lourds. Elle se souvenait de la lueur dans les yeux de Zito : c'eut été plus que du désespoir, comme...un besoin de s'autodétruire. Meredith reconnaissait très bien cela ; elle avait aperçu cette même lueur de trop nombreuses fois en croisant son propre reflet. Elle rabaissa finalement la tête pour regarder pleinement la femme. Chose étrange, elle peinait à croiser les pupilles du loup, comme si elle ressentait une sorte de gêne pudique qu'elle ne s'expliquait pas.

" Vous savez, moi et les meutes remplis d'animaux ..." elle grinça des dents et enfonça complètement son dos dans le dossier de son canapé en tissu beige -un peu tâché de son sang.

"Bref, je suppose que vous possédez des sortes de règles animales basées sur une histoire de phéromones, avec des alpha qui mangent avant les autres, je ne sais quoi."

Oh oui, Meredith était si emprunte de délicatesse.

"Je ne m’intéresse pas à votre espèce - et elle abaissa son menton en guise de signe de respect - Ne le prenez pas personnellement. Je suis juste profondément humaine et assez étroite d'esprit, malgré ma vocation de hunter."

Elle tâcha d'ignorer la voix dans sa tête lui minaudant que "sa vocation" était plutôt menacée à l'heure actuelle...
Reniflant une seconde fois et trifouillant dans sa poche, elle en ressortit son éternel paquet de cigarette et s'en coinça une dans le bec en fronçant des sourcils.

"De ce fait, j'en conçois, je ch'erais mal plach'ée pour vous dire quoi faire. Mais ch'e Zito il...." chic chic! Elle pencha sa tête sur le côté au moment d'activer le briquet, son visage à moitié caché par sa chevelure rabattue contre sa joue. Puis elle souffla la fumée avec une lenteur exagérée.

"Je crois qu'il est... malheureux, et que ça pourrait être dangereux pour lui de rester seul."

Elle lui envoya un regard entendu par dessous quelques mèches éparses barrant son visage, comme pour appuyer le fait que leur rencontre ici présente était une preuve flagrante de ce qu'elle avançait.
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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:34

"Oh n'ayez crainte, votre neveu ne m’intéresse pas. A vrai dire je préfère les chats."

La remarque de la dénommée Meredith, car à présent Adaline savait à qui elle avait à faire, courba les lèvres de l'alpha d'un sourire faussement amusé et elle se garda de répondre ce que cela lui inspirait : Elle n'avait aucune envie de s'attarder sur ce sujet. Avec patience elle l'écouta poursuivre et découvrit dans ses paroles ce qu'elle avait déjà deviné : Meredith était indifférente aux lycans.

-Pour être tout à fait honnête, de notre côté : notre espèce est la seule qui nous intéresse... Nous connaissons très peu les hunters. Je gagerais presque certains des nôtres vous prennes pour une sorte de mythe. Pouvait-elle, après un tel aveux nombriliste, en vouloir à Meredith pour son désintérêt pour l'espèce lupine ? Certainement pas. Les quarter-moon étaient entièrement tournés vers la sauvegarde des leurs et n'avaient pas pris la peine de s’intéresser aux autres races, surtout si celles-ci ne présentaient aucun intérêt pour leur sauvegarde. En termes simples : ils en avaient même rien à foutre des hunters.

Sans s'offusquer outre mesure de l’indélicatesse de la jeune femme, Adaline l'écouta tout en se rapprochant de Zito et en lui tendant une main qu'il huma et qu'elle approcha jusqu'à plonger dans la fourrure drue du lycan.

"Je crois qu'il est... malheureux, et que ça pourrait être dangereux pour lui de rester seul."


La remarque, bien qu'amenée avec précaution, n'en piqua pas moins la louve qui répondit :

-Zito a du s'éloigner de la meute car il a trouvé un travail ici... Il est loin de nous c'est vrai, mais je connais peu de monde que la solitude rend joyeux... C'est lui qui a fait ce choix. Il avait besoin de "voir un peu du pays".
Essaya-t-elle de se convaincre elle même ? Se convaincre qu'ils n'avaient pas fait une erreur en le laissant partir ? Le doute assaillit et elle sentit la peine l’étreindre. Une erreur quelle comprit rapidement quand le lycan tourna son énorme tête vers elle pour humer son parfum. Zito pouvait sentir les sentiments, elle le savait, et à présent elle s'exposait toute entière à son analyse olfactive. Elle le vit baisser la tête, aplatir ses longues oreilles et s'avancer vers elle jusqu'à ce coller à son corps, comme-ci il cherchait à la réchauffer, à la consoler. Peste soit de ses sentiments qu'elle ne pouvait pas réprimer ! Elle détestait quand son neveu parvenait si bien à la lire et d'une main ferme elle le repoussa. Le lycan lui jeta un regard qu'elle jugea blessé sans vraiment en être sûre.

-Mais cette histoire de kidnapping change la donne... Remarqua-t-elle pour elle même. Impensable de laisser Zito affronter la chose seule... Alors qu'elle s'assombrissait en y songeant, Anna fit son retour et jeta négligemment les nouveaux vêtements de Zito à son alpha.

-Oh merci Anna. Ramasse les anciens qu'il a déchiqueté, moi, je vais essayer de le ramener à nous. La salle de bain c'est par là ?

-Je suis pas une bonne. Répliqua Anna en s’exécutant de mauvaise grâce.

Ayant obtenu une réponse de Meredith, Adaline entraina le docile lycan à sa suite jusqu'à la salle de bain.

---- Quelques minutes plus tard.

La voix de l'alpha se fit entendre :
-Zito fait attention ! Tu dois bouger douce... Zito !
Son appel fut inutile, car alors qu'elle venait de finir de l'aider à se rhabiller, le jeune homme avait commencé à reconstituer les éléments de sa soirée et pour la deuxième fois avait dû reconstruire ses souvenirs. Mais alors que la dernière chose claire qu'il se rappelait était qu'elle avait pointé son arme vers lui, il fut pris d'un doute, d'une crainte, d'une effroyable peur, et il venait de bondir sur ses jambes pour se précipiter vers le salon en appelant :

-Meredith !
Alors qu'il déboulait à grande foulée, le visage crispé par l'angoisse, il parcourut la salle du regard et jusqu'à l'apercevoir. Immédiatement : il se figea.

-Tu es vivante ... Remarqua-t-il avec un soulagement manifeste.

-Ça veux dire que ... je t'ai pas ...

-Bouffé ? Déchiqueté ? Trucidé ? Coupa Anna.M'étonnerais que tu aurais réussi un tel exploit, même pas foutu de te foutre en l'air toi même, alors faire la peau à une hunter... Cingla-t-elle alors que Zito tiquait :

-Une quoi ?
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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:34

-Zito a du s'éloigner de la meute car il a trouvé un travail ici... Il est loin de nous c'est vrai, mais je connais peu de monde que la solitude rend joyeux... C'est lui qui a fait ce choix. Il avait besoin de "voir un peu du pays".

Meredith avait levé ses mains en battant en retraire, sa clope aux coins des lèvres, pour signifier que ce n'était clairement pas ses affaires et qu'elle n'allait pas lui jeter la pierre. Il y avait apparemment certains aspects de leur meute qu'elle ne comprenait pas, mais elle continuait à penser qu'un loup solitaire et depressif se devait d'être surveillé pour pallier à toute catastrophe en public. Enfin...inutile de s'enfoncer jusqu'aux hanches dans ce sujet houleux...

"La salle de bain, première porte à gauche dans le couloir" dit-elle en se levant du divan, expirant la fumée de cigarette. Tandis qu'elle se retrouvait seule, elle décida de cuisiner quelque chose. A travers la fenêtre décorée de plein de pots d'aromates, la douce lumière du jour pointait doucement le bout de son nez, offrant quelques reflets métalliques aux cheveux de Meredith.
Les sourcils froncés, sa cigarette encore entre les dents, elle alla chercher une poêle au fond d'un carton pas encore déballé -un parmi tant d'autres. Meredith avait depuis longtemps surpris les gens lorsqu'elle disait savoir cuisiner : en effet, on imaginait mal cette caractéristique coller à son personnage. Alors qu'elle cassait un quatrième oeuf dans la poêle, elle discerna du remue-ménage, puis une voix familière ... Elle tourna son visage de trois quart et scanna le blondinet de haut en bas sans trop faire cas de la tirade exaspérée de sa mère. .

-Une quoi ?

Elle dessina un rictus sarcastique en penchant légèrement la tête sur le côté puis reporta son attention sur les oeufs pour y jeter quelques tranches de bacon.

"Nuit mouvementée hein ?" articula-t-elle du mieux qu'elle le pouvait avec une cigarette, ignorant délibérément sa question. Au même moment un petit bruit se fit entendre. Son chat venait de rentrer de sa virée nocturne. Ayant grimpé sur l'escalier de secours, il s'était assis sur le rebord de la fenêtre à guillotine et miaulait en regardant Meredith avec des yeux ronds. Cette dernière lui ouvrit sans même lui prêter attention et alla chercher trois assiettes - elle ne se comptait pas dans le lot, son estomac ne s'était pas totalement remis de cette nuit...

"Asseyez-vous par pitié, vous me donnez le tournis. Enfin..." et elle laissa échapper une petite exclamation dédaigneuse en retirant sa cigarette de sa bouche.

"En espérant que ma proposition n'offense pas la blondinette... Car si le fait de sauver la vie de votre fils vous reste en travers de la gorge, vous feriez peut être mieux de ne rien avaler. Je n'ai pas envie d'entendre plus de diatribes de votre part, peu importe que vous soyez naturellement colérique, j'ai mal au crâne, et je suis fatiguée.." Elle déposa les assiettes remplies sur le comptoir de la cuisine et y ajouta des couverts piochés à la volée.

S'imaginant qu'ils ne s’essayeraient pas facilement, elle les regarda tous les trois avec un grand sérieux.

" Je ne le fais pas pour vous, mais pour moi. J'imagine que vous n'avez qu'une envie, c'est de partir de cet appartement miteux et de m'oublier, mais vous avez fichu un sacré bazar ici et je ne sais même pas comment vous avez fait pour me trouver ... Tout ce que je vous demande, c'est de vous asseoir, de manger si vous le voulez, ça je m'en fiche, mais asseyez-vous."

Elle inspira profondément et s’asseya à même le plan de travail à côté de l’évier, secouant la cendre de sa clope à l'intérieur tout en se massant les yeux.

"S'il vous plaît..."
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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:35

" Nuit mouvementée hein ?"

Voilà la seule réponse qu’elle lui offre, pas celle qu’il attendait ; mais celle dont il devra se contenter… Il n’aurait pas l’audace d’en réclamer plus : il voyait ses yeux cernés, la pâleur de sa peau, la lassitude de ses mots …
*Elle est épuisée * Comprit-il. Mais, comment en aurait-il pu en être autrement ? Cette soirée refusait de se terminer, et à l’inverse : elle s’allongeait, comme un vieux chewing gum collé sous à la chaussure qui refuse de s’arracher au bitume… Qu’avait-ils fait pour en arriver là : sdans ce salon, à se regarder, à se juger, à se provoquer, ou même à s’éviter… La vie se montrait bien taquine des fois, sadique même. Fugacement, Zito se demandait comment et pourquoi, Meredith n’avait finalement pas décidé de simplement tous les mettre dehors… Et alors qu’il s’installait, coulant un regard suppliant à sa mère pour qu’elle n’en ajoute pas une couche après les paroles de la hunter, il se rappela ce que Meredith lui avait dit :

" tu n'as aucune idée de ce que j'ai fait pour te sortir de ton trou. Tu t'es imiscié dans ma vie, tu te permets de juger, mais TU NE SAIS RIEN. On ne fait pas patienter mon boss, mais je l'ai fait pour toi…"


C’est vrai : il ne savait rien. A part peut-être qu’elle l’avait sauvé, qu’elle avait une arme, qu’il ne l’avait pas tué, qu’après toute cette nuit, elle était toujours là, qu’elle n’avait pas fui, qu’elle ne lui avait pas mis une balle dans la tête et qu’elle venait de déposer une assiette pleine devant lui. Finalement, il en savait assez pour être reconnaissant autant qu’il était honteux.

Merci. Murmura-t-il en peinant à croiser son regard et en prenant sa fourchette. Il sentit son estomac rechigner, mais il se força à avaler au moins une première bouchée. Manger lui faisait oublier le chaos de cette situation. C’était un geste familier, routinier, qu’il apprécia plus qu’il ne l’avait jamais fait. Deux raclements de chaises plus tard, Anna et Adaline l’imitaient. Il remercia intérieurement sa mère de ne pas avoir répliqué, mais il soupçonnait qu’Adaline avait discrètement imposé le silence à l’acariâtre d’un de ces regard noir dont elle avait le secret. En tous les cas, Meredith fut obéit : ses « invités » étaient tous assis, soucieux de ne pas lui aggraver son tournis. Adaline, d’un ton chaleureux comme elle savait le faire, répondit aux interrogations de la hunter.

-Pour vous trouver, ça n’a pas été compliqué… Je possède un don qui m’alerte parfois des dangers que courent les miens… Ma vision m’a communiqué votre adresse… Ce qu’elle ne m’a pas laissé entrevoir, par contre, c’est dont vous avez parlé tout à l’heure… Alors qu’il avalait le contenu de sa fourchette, Zito sentit les regards se tourner vers lui.

-Zito… je sais que tout cela est brusque pour toi, encore très frais, mais nous avons tous le droit de comprendre… Quelle est cette histoire d’enlèvement ? Dans quoi t’es tu embarqué … ? Avalant difficilement, le lycan leva les yeux vers sa tante.

-J’en sais rien Adaline. Je te le jure… Je ne sais pas ce qu’ils me voulaient… Je descendais les poubelles et… Ils me sont tombés dessus. Expliqua-t-il, peiné de ne pas mieux comprendre aussi… Il y avait cependant quelque chose d’autre, quelque chose dont il hésitait à parler. Il coula un regard craintif vers la hunter et détourna les yeux à peine croisé le sien.

-Tu ne sais vraiment rien de plus ? Zito, cette histoire n’a pas de sens … Si tu sais quelque chose, tu dois nous le dire. On mérite tous ici de comprendre… Jouant avec un bout d’oeuf avec sa foourchette Zito se mordit la lèvre avant de marmonner :

-Je crois … Je crois que c’était des … Enfin, c’est que … Ce dont je me souviens c’est que ça puait le mort.
A peine y pensait-il que l’effluve lui revenait trop vite en nez. Quel soulagement olfactif cela avait été quand Meredith était rentrée dans sa "cellule "… Toi tu sens bon c’est ce qu’il avait pensé et même dit, si ça mémoire ne le trompait pas. La jeune femme n’avait pas dû y comprendre grand-chose d’ailleurs…

-Tu parles de vampires. Traduisit sa mère. Zito hocha discrètement de la tête… Si Meredith, comme il se l’imaginait encore, ignorait tout du monde de la nuit, voilà qu’elle était mise au courant. En tous les cas, l’annonce avait secoué les deux louves qui s’échangeaient des regards inquiets. Zito avait d’ailleurs très rarement vu une telle émotion s’afficher aussi clairement sur le visage de sa mère, et c’est peut-être à cette instant qu’il comprit qu’il avait peut-être frôlé la mort.
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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:35

Meredith fixa Adaline avec circonspection. Alors comme ça, les lycans possédaient aussi des capacités particulières ? Comme si leur mâchoire d'acier et les...disons, deux cent kilos de muscles qui leur servaient d'enveloppe corporel n'étaient pas suffisants. Et dire que Mery n'arrivait même pas à garder l'équilibre quand elle courrait vite ... Se frottant la tempe de façon machinale, elle rapporta la cigarette à ses lèvres en silence.
Lorsqu'elle questionna Zito, Meredith observa ce dernier également. Elle le détailla avec insistance, et ce fut peut être la raison pour laquelle Zito avait tant de mal à la regarder. Ca, ou le fait que quelques minutes auparavant il avait failli la transformer en charpie ... Il balbutia deux trois trucs à propos de poubelles descendues, d'odeur nauséabonde -ce qui, en soit, paraissait être du pareil au même pour Mery. Il fallut que sa mère traduise la chose pour qu'elle relève sa tête vers la blonde.
Le silence qui suivit ses paroles tomba dans la pièce comme une chape froide.
Pouf, le chat de Meredith, choisit ce moment précis pour bondir à côté d'elle. Il se mit à regarder la brochette de lycans de son air idiot. Avec sa gueule écrasé et ses yeux aussi grosses que des soucoupes, le chat roux donnait toujours l'impression d'être un peu attardé. Meredith en était venue à la conclusion que sa chute du quatrième étage avait laissé quelques séquelles ...

Les sourcils froncés, elle écrasa finalement son mégot dans l'éviter, soufflant vers le haut son dernier nuage de fumée.


"Ca n'a pas de sens ..." murmura-t-elle. Ses yeux se perdirent dans le vide. Elle sentit son estomac se nouer en repensant à l'attaque du VII. N'avaient-ils pas également drogué des lycans lors de l'attaque ? Elle secoua la tête pour ignorer ces souvenirs néfastes. De nos jours, on droguait ses victimes pour tout et n'importe quoi. Il ne fallait pas qu'elle repense immédiatement à ce jour funeste. En fait, il fallait même mieux qu'elle n'y repense plus jamais.

Pouf posa son postérieur en ronronnant, dans une fidèle imitation de sphynx dégénéré.

"Il vaut donc mieux que tu ne rentres pas chez toi. argua-t-elle, les regardant à tour de rôle. Elle descendit du plan de travail et enleva les morceaux de compresse de ses narines, ces dernières gorgées de rouge. Son nez ne coulait plus dorénavant. Reniflant un peu, elle alla imbiber son chiffon de cuisine et entreprit de nettoyer les tâches de sang au sol.
Ses vertiges s'étaient calmés. Subitement, elle trouvait son lit plus attrayant que tout débat constructif sur l'enlèvement insolite d'un lycan. S'accroupissant au sol, elle ébaucha un rictus contraint à mesure qu'elle frottait le parquet.

"Il peut rester ici, le temps que ça se tasse." Elle l'avait dit d'un ton presque amusé. Meredith en était venue à conclure que si Zito prenait des risques en s'isolant, peut être qu'il refusait de vivre avec sa meute. La hunter se fichait bien de savoir pourquoi, d'ailleurs, tant qu'il ne se mettait pas à paniquer d'avoir à rejoindre sa mère au point d'en provoquer une bruyante dispute de famille - c'était surtout l'aspect bruyant qui la dérangeait . Mais, en offrant cette proposition, peut être qu'elle n'avait fait qu'attiser les braises...

Étrangement, elle ne ressentit aucune crainte à l'idée que le lycan reste sous son toit, quand bien même il avait tenté de la tuer. Ou alors, elle était trop fatiguée pour en cerner les répercutions et elle s'en mordrait les doigts plus tard.
A travers les deux fenêtres de la cuisine, la lumière matinale baignait dorénavant toute la pièce de sa teinte douce et bleutée. Incroyable de penser qu'un peu plus tôt, ce lieu paisible avait accueilli un énorme loup au milieu des ténèbres.
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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:35

"Il peut rester ici, le temps que ça se tasse."


A ces mots, les trois visages se tournèrent vers la hunter, mais c’était bien celui de Zito qui avait l’expression la plus éloquente : Ses yeux brillaient d’une telle reconnaissance que Meredith aurait pu honnêtement craindre que le lycan se lève pour l’embrasser. Si il lui épargna cette scène, il la couva quand même d’un regard débordant de reconnaissance qu’il dut s’empresser de dissimuler quand sa tante se tourna vers lui pour lui exprimait son désaccord. Il s’y était attendu, évidement : Au moment même où il avait repoussé sa peau de loup pour voir des membres de sa meute l’entourer, il avait su ce que cela voulait dire : retour au bercail. Retour au village. Adieu la ville, la liberté de boire un verre avec un vampire ou de vendre des livres aux thèmes que certains trouvaient dérisoire… Mais Meredith venait de lui offrir une porte de sortie et il n’allait pas s’encombrer de scrupules pour la prendre, même si une partie de lui savait que ça rallongerait considérablement sa dette envers la jeune femme. Il prenait le risque, et alors qu’Adaline maintenait qu’il devait rentrer, il aligna ses propres arguments : il ne pouvait pas planter son travail alors qu’il venait d’être promu, et puis c’était la sortie très attendue de « Sang pour Sang », avec une séance de dédicace prévue, le chef avait été catégorique : il avait besoin de tout le monde. Si son logement était devenu un endroit dangereux, ça tombait pas si mal car il avait déjà prévu de déménager dans plus grand et plus près de son travail (pour éviter de se faire racketer sur le chemin du retour, mais ça il se garda bien de le préciser), il avait déjà visité un appartement, il n’avait qu’à appeler l’agence le lendemain pour emménager rapidement. Et puis, il serait plus attentif maintenant, et, en cas de gros problèmes il avait toujours l’option d’aller demander de l’aide à la meute de Soho avec qui il avait noué contacte. Adaline ne fut pas facile à convaincre… Il dû déployer tous ses talents de marchandeur et finalement accepter qu’elle lui envoie rapidement un autre membre de la meute qui viendrait s’assurer que tout se passerait bien dans son nouvel appartement, le temps d’être sûr que l’incident soit clos, mais pour une fois qu’il faisait preuve de ténacité, il fut récompensé ! Évidemment, il savait aussi que Duncan aurait son mot à dire et que ce choix était peut-être très temporaire, mais c’était déjà un début.

- Très bien… Dans ce cas nous n’allons pas nous attarder plus longtemps Céda Adaline, visiblement à contre cœur, alors qu’Anna était restée étrangement silencieuse pendant tout l’échange. Quand elles firent racler leurs chaises, Zito cru même intercepter dans le regard de sa mère une lueur de fierté, mais, rapidement il fut convaincu qu’il avait dû rêver.

- Merci pour tout Meredith : les quarter-moon ont une dette envers vous, alors n’hésitez pas à demander qu’elle soit payée : les bons comptes font les bons amis. Lança l'alpha à l'hôte avant de quitter l’appartement, non sans lancer un dernier regard appuyé à Zito comme pour lui dire « Pas de conneries ». La porte se referma, laissant le loup, le chat et la femme se regarder sans trop savoir quoi dire mais Zito ne tarda pourtant pas à briser la glace en prenant la parole :

-Merci. Il avait l’impression qu’il allait passer les prochains jours à beaucoup répéter ce mot…

-Je sais que tout ça c’est… Un peu soudain… Et crois moi, j’aurais préféré que tu le découvre… Autrement. Il avait failli la manger… Il baissa les yeux.

-Me suis comporté comme un con en t’accusant comme ça… Admit-il, pétri de honte.

-C’est juste que… j’ai vu ton arme et … et j’ai flippé. Cette arme qui avait failli le gratifier d’une balle… D’ailleurs, Il s’interrogeait, sans oser poser la question, sur la raison qui avait empêché Meredith de presser la détente, comme sur le fait qu’elle soit une hunter…
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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:35

Meredith frottait le sol, les entendant marchander sans trop les écouter . L'esprit fatigué, elle mima tout juste des petits mouvements de tête comiques et exagérés, du genre disant "ouh, un point pour lui, ou bien, sacré revers!" selon des arguments qu'elle cernait au compte goutte. Une fois de retour à l'évier pour essorer son chiffon gorgé de sang, Meredith comprit leur conclusion. Elle ébaucha un rictus amusé ...on aurait dit que ce Zito était un adolescent cherchant à amadouer ses parents pour découcher. Du moins, l'attitude protecteur d'Adaline lui donnait vraiment cette impression. Nul doute que Meredith, avec son caractère inconstant, aurait été le chiot noyé dès sa naissance. Dieu merci, pour une fois, elle était heureuse d'être elle-même, dans sa peau de chieuse proclamée, certes, aux différents avérés avec ses parents, mais au moins bel et bien vivante et libre de ses actions.
Enfin...aussi libre que pouvait l'être une hunter.


Merci pour tout Meredith : les quarter-moon ont une dette envers vous, alors n’hésitez pas à demander qu’elle soit payée : les bons comptes font les bons amis.

Elle grommela un vague "mm'hmm'h, c'n'est rien, d'accord" en agitant une main désobligeante par dessus sa tête, toujours concentrée sur le nettoyage de son chiffon. Elle considérait leur dette déjà payée, dans la mesure où elles l'avaient sortie des griffes d'un sacré guêpier. Si elle avait pu survivre à l'attaque de Zito, elle aurait dû rendre des comptes à une Guilde déjà mécontente de son comportement. Elle-même ne savait pas trop comment gérer ces rencontres entre hunters et lycans ... tout ce dont elle était sûre, c'est qu'il fallait mieux qu'elle ne dise rien à la Guilde tant qu'elle n'y était pas contrainte.
Et pour cause : que dirait celle-ci, si elle apprenait qu'un loup vivait dans son appartement et envahissait son cercle privé ?
Elle fronça des sourcils et plia le chiffon dorénavant propre. A l'époque, trop fidèle à la Guilde, jamais elle n'aurait permis d'avoir le plus petit lien qui soit d’ordre personnel avec un lycan. Depuis quand avait-elle changé à ce point ?

En définitif, elle se retourna et observa le blondinet avec une profonde lassitude. Peut être qu'elle aurait dû parler mais, très franchement, elle ne trouvait rien de pertinent à dire. Mais il lui éppargna cette tâche. Elle haussa un sourcils à mesure qu'il se confondait en excuses. Lorsqu'il eut fini, elle s'approcha de lui, le jaugeant sans la moindre expression. Puis elle leva sa main et, aussi étonnant que cela paraisse, la reposa sur l"épaule large du blondinet, un peu comme l'aurait fait un instructeur plutôt conciliant.

"Zito, s'il y a bien une chose qui m'insupporte, ce sont les excuses répétées."

Réellement exténuée dorénavant, elle articulait lentement pour réussir à lutter contre sa fatigue.

"Ne le prends pas mal...mais les excuses ne sont que des mots et elles ne réparent jamais ce qui est cassé. N"importe qui, et je dis bien n'importe qui Zito, peut s'excuser ... "

Elle rabaissa sa main et la passa un instant dans ses cheveux tristes à voir.

"Mais tu ne savais pas, tu ne pouvais pas savoir, pour moi, pour mon arme ..." Elle vit bien la petite lueur de cusiosité dans ses yeux à cette phrase, mais elle fit mine de l'ignorer.

"Alors ça ira....Juste, tu dois arrêter, avec tes excuses. Je ne sais pas si c'est un délire d'Omega, de canard boiteux dernier de la portée, mais ça m'insupporte et au prochain pardon émis je risque fort de te fiche mon coup de pied au cul, et crois moi, même si tu penses cela louable, tu n'aimeras pas ça, pas du tout."

Elle lâcha un soupir particulièrement bruyant et alla attraper la vaisselle sale qu'elle jeta dans l'évier sans ménagement.

"Carre tes épaules, marche droit et excuse-toi seulement si tu peux arranger tes bêtises."

Elle s'étira comme un chat et bailla sans gêne.

"Dans le cas contraire, tais-toi..."

Elle s'ébroua enfin en frissonnant, puis lui adressa alors une petite révérence comique dans l'intention de prendre congés, par dessus son sourire caractéristique. Typiquement le genre de mimiques indissociables de son personnage, si décalées de la situation.

"Maintenant, je vais me coucher. Si tu le veux bien, tu dormiras sur le canapé ce soir... demain on peaufinera notre organisation ..."

Bien qu'il fasse déjà jour, Pouf ne parut pas surpris de la voir se diriger vers sa chambre. Le chat roux, encore assis sur le potager de la cuisine, envoya un regard singulièrement demeuré à Zito. Finalement, tout en ronronnant, il descendit du mobilier et trottina vers le couloir pour aller rejoindre sa maîtresse.
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MessageSujet: Re: Mery - Zito sauvetage   Jeu 11 Jan - 0:35

Cette matinée-là, alors que la porte de la chambre se referma sur Meredith, Zito s’allongea dans le canapé. Il avait les pieds qui dépassaient, mais la chose ne le dérangea pas : il réfléchissait trop à cette expérience, à ce que Mery lui avait dit, et sa place dans ce bas monde pour réussir à dormir paisiblement. La chance avait voulu, que le lendemain, il soit de l’après-midi, ainsi il eut toute la matinée pour méditer… Après quelque heures, alors qu’il était parvenu à somnoler, Mery refit surface mais toute à fait épisodiquement : le temps de lui laisser un double des clefs et déjà elle quittait l’appartement. Zito, se réveilla en sursaut au son de la porte qui claque et réalisa qu’il devait, de toute urgence, se mettre en route pour le travail…
Dans la mesure où ses collègues l’interrogèrent 5 fois pour savoir « si ça allait », Zito réalisa qu’il devait vraiment avoir une sale tête… Refusant de vérifier ça dans un miroir, il se concentra sur son travail sans dévoiler à personne la nature de ses mésaventures nocturnes.

Le soir venant, alors que le magasin fermait il réalisa qu’il avait une boule au ventre… Il brûlait de rentrer chez lui, autant que la perspective le terrorisait… Pour autant : la question ne se posait pas, car c’était chez Mery qu’il devait dormir. Là aussi, il réalisa qu’il n’était pas tout à fait tranquille avec cette idée. Sa vision de la hunter avait grandement changé. Mais si il ne la voyait plus comme une espèce de folle échappée de l’asile, il n’en restait pas moins méfiant à la perspective de se retrouver dans la même pièce qu’elle. La chose était étrange et il n’arrivait pas à déterminer ce qu’elle éveillait vraiment chez lui, ni pourquoi, mais il ressentait une crainte viscérale à l’idée de dire quelque chose qu’il ne fallait pas et une sorte d’admiration-reconnaissance qui le poussait à vouloir se comporter la plus noblement possible à son égard. La chose était si puissante, qu’il se sentait victime d’une timidité maladive à la moindre hypothèse de devoir tenir un conversation de plus de 2 minutes avec elle. Mais, heureusement, la jeune femme se montra particulièrement absente. Elle lui fit rapidement penser à un fantôme et souvent, il ne retrouvait de son passage qu’un mot laissé sur la table à son attention.
Le chat, à la physionomie cubiste, fut d’une compagnie bien plus régulière et ignorant son nom, Zito l’avait surnommé, non sans ironie, « belle gueule». Dans un premier temps, le lycan s’était persuadé que, faute de le supporter, Mery l’évitait… Mais dès le deuxième soir, elle lui laissa sa chambre, et le surlendemain, Zito trouva une note qui lui indiquait qu’elle lui avait cuisiné un repas qui l’attendait dans le réfrigérateur. A chaque attention, le lycan n’en était que plus perplexe. Souvent, il relisait les notes plusieurs fois et consultait « belle gueule » du regard comme si il espérait que celui-ci lui donne une explication…
Soucieux de ne pas s’imposer plus que cela, le lycan s’appliquait à faire vaisselle, ranger la cuisine, préparer des repas, ne pas utiliser la douche trop longtemps, et bien d’autres choses qui faisait de lui un « colocataire » exemplaire. Puisque Mery lui avait laissé sa chambre, il l’avait accepté. Pour dire vrai, la chose l’avait dérangé, mais il n’avait pas osé refuser. Il avait trop peur de contrarier son hôte… Forte heureusement, très rapidement, il avait pu contacter l’agence pour accepter l’appartement qu’il avait visité, et son déménagement fut rapidement programmé. Cela le rassura : il avait hâte de ne plus dépendre de la hunter… Il ne manqua de remarquer que : si elle avait plutôt absente au début de son séjour, elle fut complètement introuvable pendant les trois derniers… Cette brusque solitude l’angoissa et il se demanda s’il devait d’inquiéter. Le jour de son départ, le 25 il l’attendit mais elle ne fit pas plus son apparition… Alors, il lui laissa une note sur la table, à côté de la bouteille de champagne qu’il lui avait acheté.


Meredith,
Ma demande location a été acceptée, je peux enfin déménager. Je pensais fêter cela avec toi, mais puisque tu as l’air plutôt occupé et que tu n’es pas là, je te laisse la bouteille : tu pourras la boire pour fêter mon départ : Tu ne devrais plus entendre parler de moi avant un moment, ce qui, je pense, mériterait sûrement une deuxième bouteille. Quoi qu’il en soit je te rends ton appartement, ta tranquillité et ton chat. Merci pour tout
Ps : J’ai fait la lessive des draps, ils sont pliés dans la salle de bain. Je dépose ton double chez ta vieille voisine
Ps 2: Si, par hasard, tu chercherais à r’avoir de mes nouvelles, passe à la boutique. Je te laisse aussi mon numéro au cas où…

Zito


Il fit une relecture de son message, mais évidemment : il le trouva nul et stupide. Il enragea de ne pas réussir à faire quelque chose de plus spirituel, mais, face à son échecn, décida finalement de le laisser tel quel. Après avoir rempli la gamelle de « Belle-gueule », il quitta les lieux pour de bon.
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