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 Mery - Zito Sombre obscure

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Zilla



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ZACKARITO FOX

MAXIMUS


MessageSujet: Mery - Zito Sombre obscure   Jeu 11 Jan - 0:24

"Je ne peux vous laisser seul, il s'agit du baron sanglant! Laissez moi vous accom..."

"Non Juliana, c'est ce qu'il veut depuis le début. Il souhaite m'atteindre en attaquant les personnes qui me sont proches."

"Proche? Johnson...vous voulez dire que...vous me considérez comme...."

"Je dois y aller maintenant, ne me suivez pas!"

Meredith observait l'homme dans l'écran de télévision qui tournait les talons, sa cape noire virevoltant avec magnificence dans la nuit pas rassurante sous une musique cliffhanger . Elle fourra un autre nounours de gélatine rouge dans sa bouche, le regard aussi intense qu'un poisson d'étang enfoui sous trois couches de vase.

Ce mercredi matin avait été en soit des plus chargés. Meredith s'était réveillée, le coeur battant, persuadée de ne pas avoir entendu le réveil. En retard, elle devait être très en retard! Elle avait bondi du lit, trop vite, et s'était confrontée à un constat : ce fut assez violent pour qu'elle perdre l'équilibre. Sacrée cabriole, à sept heures douze et trois secondes du matin. Elle avait terminé sa course à mi-chemin entre le parquet, les couvertures, et un carton pas déballé, le souffle coupé, l'impression d'être si idiote qu'elle s'en serait donnée des claques : elle n'était pas de service aujourd'hui !
Elle avait grogné en tirant la couverture sur le sol où elle se trouvait, recouvrant sa tête échevelée. Dire que la veille même, elle avait tant rêvé de sa grasse matinée! Trop tard...
Elle avait alors attrapé le premier habit venu, un polo blanc trois fois trop grand ayant appartenu à son ex, et elle s'était traînée jusqu'à la salle de bain, son regard envoyant des éclairs à son reflet.
Une douche, un café, un sac de bonbons au fond d'un placard, et elle s'était littéralement jetée sur le canapé.

Il lui avait fallu dix minutes top chrono pour s'arrêter sur une série policière, avec en tête d'affiche un détective aux cheveux gominés et à la veste très ressemblante à celle de Meredith. Sauf pour la couleur, il faut dire que le beige lui allait mieux qu'à Mery. Rien de surprenant, cependant, elle n'était pas connue pour son raffinement légendaire. Preuve à l'appuie lorsqu'elle s'étira telle un chat dans son grand polo, son sachet de bonbon à la main, mastiquant son nounours goût fraise. Elle posa ses jambes nues sur la table basse, et tira son vêtement jusqu'à ses genoux de façon machinale.

"Alors on se retrouve enfin, baron sanglant."

"Mon cher Johnson, nous ne nous sommes jamais quittés" gros plan sur l'homme encapuchonné. L’inspecteur avait sorti son arme.

"C'est terminé, baron sanglant, rends-toi."

Un coup de feu, un téléphone qui sonne. Meredith attrapa son portable, le regard vide toujours fixé sur l'écran télé.

"Mmh ?"

"Meredith, Allo ? Salut!"

"Tu m'as tiré dans la jambe? Tu ne souhaites donc pas me tuer, Johnson, après tout ce que je t'ai fait ?! Hahaha. Tu es si faible."

Elle bailla, le cellulaire coincé entre l'oreille et l'épaule.

"Nous savons tous les deux qu'il existe des choses pires que la mort, baron sanglant."

"Euuuh...Meredith ?"

"Je t'écoute Cooper."

Court silence, durant lequel elle attrapa sa prochaine victime : un nounours jaune, cette fois!

"Tout va bien ?"

"Mhmh" dit-elle en mâchant.

L'inspecteur était en train d’exécuter un superbe roulé-boulé pour éviter une grenade. Meredith fronça des sourcils. Elle avait un peu perdu le fil du scenario là...

"Ah bien...bien..Euh dis-moi, je suis persuadé que ce n'est pas le cas, mais..juste pour être sûr, tu n'as pas oublié pour aujourd'hui, hein?"

Grosse explosion, le baron sanglant était en train de s'échapper. Mais en réalité, Meredith ne regardait plus la télé. Elle s'était à moitié levée en baissant le son du téléviseur.

"Oublié ? Qu'est-ce que j'aurais pu oublier ?"

"Ma nièce?"

"Ta nièce !" elle se tapa le front avec la télécommande.

Elle l'entendit soupirer à travers le combiné .

"Je vois...tu avais oublié."

"Pas du tout! Je le savais! J'étais juste euh..assez occupée quand tu m'as appelé!"

"Ouais ouais...bon ben, je te la dépose dans dix minutes. A plus."

- - - - - -

Meredith la regardait, la fille la regardait, face à face, la hunter assise sur le fauteuil, l'autre sur le fidèle canapé. On aurait pu entendre les mouches voler. Du temps de son adolescence Meredith n'avait jamais été à l'aise avec ses congénères, alors ce n'était pas aujourd'hui que ça changerait. Elle tapota son pied au sol, et son regard s'arrêta sur les cheveux de la gamine....teints en un blond platine impeccable. D'accord, on était mal parti. Meredith se racla la gorge, indécise.

"Tu veux euh...des bonbons ?"

La fille lui jeta un drôle du coup d'oeil, d'un genre disant "t'es vraiment trop craignos toi!" ou d'autres termes branchés étrangers à une Mery hors du temps. Puis elle fit une sorte de mouvement de la tête, de haut en bas, comme si elle scannait Meredith.

"T'es une amie à mon oncle ?"

Meredith tâcha de garder un air neutre, mais elle n'était pas très douée pour faire semblant.

"Une collègue de travail."

L’adolescente envoya alors un bref coup d'oeil vers le monticule de cartons pas déballés, puis s'attarda un moment sur la cuisine ouverte où plein de petits pots de plantes aromates longeaient la fenêtre.

"Alors t'es vraiment une hunter...c'est trop bizarre."

Et avant même que Meredith puisse répondre quoique ce soit, elle reprit avec une grimace contrite.

"J'veux dire, dans ma famille, on a beaucoup de classe."

Meredith resta bouche bée. Est-ce que cette sale chipie venait juste de l'insulter à demi-mots ?! En tout cas elle ne se sentit pas le moins du monde gênée, et préféra sortir un bouquin de son sac à main trop sophistiqué pour son âge.

"Ma famille vient d'une lignée de hunters prestigieux."

Meredith éclata de rire, croisant ses manches trop longues sur sa poitrine.

"La famille de Cooper, des hunters prestigieux ?!"

Elle fit mine de lire son livre à la couverture noire et rouge sang.

"Je suppose que t'es jamais venu chez mon père. Ma mère, mes frères...on ressemble beaucoup à ces grands combattants dans les récits. Mon père, surtout, est impressionnant à voir. Et il est toujours impeccable, du matin au soir."

Puis elle lui envoya un regard par dessus son bouquin, histoire de dire que ce n'était pas le cas de tout le monde ici. Meredith lui adressa une politesse douloureuse, s'imaginant attraper cette gamine par sa foutue queue de cheval blonde et l’assommer contre la table du salon. A défaut de cette option, elle se leva derechef pour aller prendre un verre d'eau. Rester assise face à cette arrogante gamine gâtée était dangereux, Meredith avait compris, au fil du temps, à ne jamais tirer sur la corde de ses nerfs. Elle n'était pas de ceux qui contrôlaient leurs réactions.

"Au fait, on pourrait se rendre dans une librairie ?"

"Je te demande pardon ?"

Et la blondinette, assise dos Meredith, leva sa main en agitant le livre.

"Je dois me procurer le Tome II. Je veux savoir si le vampire va avouer ses sentiments à la chasseresse!"

"La chasseresse ?!"

Oh bon dieu tout puissant, que quelqu'un lui vienne en aide...

- - - - - - -

Elle ne savait pas pourquoi elle avait accepté la demande d'une ado aussi insupportable. Vous le saviez vous, pourquoi ? Qui aurait pu savoir.. Ce n'était pas Meredith, ça. Meredith, c'était plutôt la femme qui envoyait des poêles à frire sur la tronche des blondinettes gâtées, avant de les jeter par la fenêtre en maquillant la scène en suicide.

"Mais mademoiselle, comment ?!"

"Mon bon monsieur, comment savoir! Lorsqu'elle a su que le tome deux de son livre ne sortirait pas avant l'hiver prochain, elle a préféré en finir! J'ai bien essayé de l'en empêcher, mais elle fut si rapide....oh my god."

Profonde lassitude...Meredith, mains dans les poches de son pantalon noir, jeta un coup d'oeil à la fillette. Cette dernière essayait de trouver son bonheur au milieu de plein de gros livres parlant de monstres, de demoiselles effarouchées et de don juan aux pouvoirs extraordinaires. D'autres gamines du même âge traînaient autour des mêmes rayons, telles des abeilles autour de fleurs merveilleuses. Et tandis que Meredith l'observait en coin, interdite face à son engouement incompréhensible, elle comprit soudain un peu pourquoi elle avait cédé à sa demande...
Cette jeune fille avait beau venir d'une famille de hunters, elle n'avait pas été initiée au combat. Un de ses frères prendrait sûrement la relève, et elle deviendrait une hunter organisée à la paperasse, ou fière d'accueillir des invités depuis un bureau d'accueil. Meredith avait eu du temps pour le comprendre : sa manière de se mouvoir, en l’occurrence, ne l'avait pas trompée. Après des années d’entraînements poussifs, la lutte, les coups et les assauts vous transformaient jusqu'au plus profond de votre démarche : comme si une ombre pouvait surgir à tout instant et vous ravir ce à quoi vous teniez le plus. Et cette gamine, elle n'avait que le quart de l'allure si caractéristique de Meredith ; juste assez pour se défendre, mais qui n'irait jamais jusqu'à l'offensive. A défaut de pouvoir tenir l'arme au métal originel et caresser cet héritage ancestral de sa famille, il lui restait encore les bouquins pour s'évader un peu...

"Eh oh !"


"Je..Quoi ?!"

La fillette soupira alors, visiblement exaspérée.

"Pourrais-tu demander à un vendeur s'il reste des exemplaires de "Sombre Obscur, l'appel de l'amour, tome II ? En attendant, je vais continuer de chercher."

Meredith la fixait, éberluée.

"Je vais pas demander ça à un vendeur."

La blondinette croisa alors les bras, un sourcil bien levé. Son comportement était exaspérant mais aussi, en un sens, assez comique.

"Tu préfères rester ici, au milieu de plein de filles de seize ans ? Tu as quel âge au juste ? Vingt-deux ? Vingt-trois?"

Meredith lui lança un regard noir et s'éloigna. Bordel, les ado d'aujourd'hui! Elle ne se souvenait pas qu'ils fussent aussi effrontés et mal élevés à son époque! Non, vraiment, le monde allait à sa perte. Si c'était ça la descendance des hunters, eh bien bravo! Encore heureux qu'elle paraisse plus jeune, parce que la simple idée de se renseigner pour un ouvrage pareil....Bon sang, Cooper lui en devra une après ça ! Trop occupée à tracer sa route à la manière d'un buffle écrasant l'air sous son passage, elle ne fit pas attention où elle mettait les pieds. Elle percuta un dos de plein fouet, un dos plutôt large d'ailleurs...


"Merde! Je veux dire mince, désolée! Monsieur, est-ce que ca va ?"
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MessageSujet: Re: Mery - Zito Sombre obscure   Jeu 11 Jan - 0:24

A p p a r t e m e n t - 7 : 45 a.m
Je m'écartai un peu en tournant la tête pour ne pas voir sa réaction.
-Raconte-moi ce qui s'est passé, après que tu as été mordue, dis-je pour rompre le silence pesant de l'habitacle. Tu es tombée malade ?
Grace s'adossa à la banquette avec un soupir. Combien de fois auparavant l'avais-je déjà déçue ?...
Une cuillère débordante de céréales franchit les lèvres de Zito alors que son regard était absorbé par sa lecture. Le livre qu'il tenait en main affichait une couverture sombre et le titre en police rose "Frisson"1 se détachait parfaitement sur le fond gris et noir de l'ouvrage. Des livres de la sorte, Zito en avait une pile entière sur sa table de chevet. Il y avait une raison tout à fait rationnelle au fait qu'un trentenaire se perde dans une lecture qu'on qualifiait "d'adolescente" si tôt le matin. C'était le boulot qui voulait ça. Et oui, Zito était devenu chef du rayon "bit lit" et se devait donc de connaître ses articles. Comment la promotion était-elle arrivée ? Comme pour beaucoup de chose dans la vie de Zito, ce n'était pas arrivé grâce à un quelconque talent, ou pour satisfaire une ambition, mais simplement parce qu'il avait fallut combler un trou. Il y avait une place libre et il avait là pour l'occuper. Alors, on l'avait posé là, sans trop savoir ce que ça donnerait, mais en se disant qu'il serait mieux que rien. Mais le pire dans l'histoire c'était que Zito s'était découvert une réelle passion pour ces œuvres. Le dramatisme débordant des histoires qu'elles racontaient avait immédiatement trouvé écho en lui. Il les lisait presque plus pour son plaisir que pour le boulot, même si il n'en parlait à personne...
L'alarme de son téléphone s'actionna, lui rappelant qu'il devait partir au travail. Il referma le livre avec une moue contrariée et se se mit en route. Il arriva au travail avec un peu d'avance, comme à son habitude et enfila sa veste de vendeur. Une sorte de jaquette rouge sans manche qui affichait clairement le badge qui annonçait "ZACKARITO". Le Lycan avait bien essayé de négocier pour qu'on lui donne plutôt un badge "Zito" ou "Zack" mais la direction avait refusé. Ainsi la vie avait décidé qu'en plus d'être affublé d'un prénom ridicule, il serait condamné à l'afficher devant tout le monde. Vie de merde.

Sa journée de travail commença. Il était habitué à la routine du métier, ranger les livres, répondre aux clients, les conseillers etc... Parfois même il arrivait à y ressentir une sorte d'accomplissement. Aujourd'hui, bien qu'il l'ignorait, il s’apprêtait à faire une nouvelle rencontre. Alors qu'il remplissait un rayon, quelqu'un le percuta. Du coin de l’œil il n'avait identifié du fautif qu’une petite taille et des vêtements largues. Il se retourna lentement,

-C’est pas grave mon pet’…. ?

Merde. Voilà qu’il s’était totalement retourné et qu’il constatait que ce qu’il avait pris pour un ado de sexe masculin était en fait une femme qui avait depuis longtemps dépasser l’âge de l’acné. La boulette ! Le museau balafré du lycan se froissa de gêne et il se corrigea rapidement :

-Heu madame. C’est pas grave madame.

Non mais sérieusement, il n’existait pas une loi dans le pays qui obligeait les adultes à faire plus de 1m70 ? Qu’on ne puisse pas les confondre avec des adolescents ? Non ? Et bien c’était bien dommage ! Pays de merde. Cherchant un moyen de diluer son erreur Zito poursuivit sur un ton engageant :

-Je peux vous aider ? Vous cherchez un livre ? Celui-ci peut-être ?

Dans sa tentative de diversion, il avait attrapé le premier livre qui lui venait sous la main pour le présenter à la jeune femme. Un ouvrage dont le titre, écrit en lettre de feu, disait : « Pénétration ». Sur la couverture, on pouvait voir deux personnages à demi-dénudés et accolés avec beaucoup d’érotisme. L’homme abordait de magnifiques crocs de vampire et la femme - bien que visiblement sur le point de se donner entière à lui - brandissait un pieux à son encontre. Une phrase d’accroche, se proposait de résumer l’intrigue en quelque mot : « Elle l’aime, mais ignore qu’en plus d’être un vampire… Il s’adonne aussi au masochisme »
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MessageSujet: Re: Mery - Zito Sombre obscure   Jeu 11 Jan - 0:24

Oh vous savez, Meredith Da Silva avait l'habitude de ces regards : de ceux qui vous faisaient clairement comprendre que vous n’étiez pas assez convenable. Il y avait toujours un peu de ces préjugés devant son manque de goût vestimentaire. Son père, lui, trouvait admirable sa capacité pour découvrir de tels habits dans le commerce "C'est incroyable! Où donc déniches-tu ces pantalons, Mery ?!" lui avait-il même demandé un jour, assez bas pour que sa femme, si dépitée par l'accoutrement de leur fille, ne puisse pas l'entendre.

Meredith ne s'offusqua pas, donc, quand l'employé -car c'en était bien un!- tiqua sur....eh bien à peu près l’intégralité de sa personne. Elle se contenta d'afficher une politesse feinte, comme si elle ne l'avait jamais entendu échapper ce singulier "mon petit". Après tout, devant son immense carrure, elle n'aurait pu lui en tenir rigueur : face à lui Mery ressemblait vraiment à une enfant trop vite grandie - sans compter ce qu'elle s'apprêtait à demander...seigneur, si ce n'était pas pathétique... Elle lui aurait bien épargné cette scène, d'autant qu'il donnait l'air du type attirant les malheurs depuis sa naissance : un regard las et fatigué, des habits trop larges -au moins avaient-ils cela en commun- et un teint assez pâle pour guider les plus heureux dans le noir. Elle eut la vision fugace et burlesque d'un dépressif tenant une seringue contre son bras, au fond d'un caniveau, ses yeux cernés se fixant sur une rigole d’égout.

Elle avait ouvert la bouche, rassemblant assez de courage pour en finir au plus vite -et croyez-le ou non, c'était un gros effort de sa part!- mais il lui proposa un bouquin. Alors même qu'elle n'avait rien demandé, rien suggéré, voilà que cet émo blond s'était raccroché à une sorte de roue de secours devant sa maladresse, et qu'il lui avait tendu un livre. Meredith l'avait saisi de façon machinale avant que le titre enflammé -au sens aussi propre que figuré du terme- ne la pousse à pencher sa tête sur le côté, ses yeux plissés, sa bouche toujours ouverte, certaine d'avoir mal vu.

Pénétra....Que ?

Non elle n'avait pas mal lu, et de toute manière l'illustration sur la jaquette n"aurait pu être plus explicite. Elle resta immobile, sans la moindre expression.
Dans cette situation, toute femme normale se serait montrée au choix : offusquée, interdite, amusée, mal à l'aise. -surtout mal à l'aise- Mais, manifestement pour Mery, ce fut un peu l'ouvrage de trop. Elle était à deux doigts de se jeter sur l'homme pour lui faire bouffer les pages de son roman érotique. Elle commençait à en avoir marre : marre de ces étagères remplies de mots et de phrases qui polluaient son mercredi de repos, marre de cette bécasse d'adolescente blonde platine qui la prenait pour sa bonniche, ou son majordome, ou qu'en savait-elle! Et puis d'abord, c'était quoi cette manie chez eux, d'être blonds ? Comment ça, ça n'avait aucun rapport ?! Eh bien peut être que pour Meredith, ce détail était exaspérant et qu'il lui rappelait sa mère : tiens d'ailleurs, cette dernière, tout aussi étouffante quand il s'agissait de gérer sa vie! Elle avait vingt-six ans, bordel, vingt-six! Ne pouvait-elle pas recevoir un minimum de considération ?!
Mais nonnnnn, car voilà qu'en plus de tout cela, ultime coup de pied du destin, l'employé du mois avait jugé bon de lui proposer ce genre de lecture!

Comme si la situation n'aurait pu être pire, elle entendit une exclamation à quelques centimètres de son dos.

"Nan mais je rêve! C'est quoi ça ?"

Meredith ferma les yeux, se pinçant l'arrête du nez dans l'espoir fou que ça l'aiderait à rester calme.

"Pénétra...wow, alors tu refuses de m'aider pour MON bouquin, mais tu vas t'acheter un truc pareil ?"

Elle se retourna vers la gamine, le livre toujours à la main, ignorant prodigieusement l'employé.

"Je...ce n'est pas ce que tu crois, le monsieur ici présent a fait une erreur...je m'apprêtai à demander pour...qu'est-ce que tu fais là, d'abord ?"

L'adolescente affichait un sourire mauvais, manifestement ravie de l'avoir prise sur le fait.

"Eh bien y'avait rien là bas, alors j'ai décidé de faire les choses par moi-même. Et vu que tu préfères trouver ton bonheur...je suppose que j'ai bien fait."

"Je n'étais pas en train de..."

"Mais bien sûr."

Meredith fronça les sourcils, agacée

"Puisque je te dis..."

"Ouais ouais, c'est ça."

Oh diantre, la bête était lâchée. Meredith pointa le roman érotique en direction de la gamine, menaçante.

"Tu ne me dis pas "c'est ça.". D'accord ? On ne me dit pas "c'est ça" à moi." et sa voix de monter crescendo, et les clients de se retourner vers l'origine de ce qui risquait d'être une sacrée tempête. "Surtout quand on est pas assez grande pour rester seule chez soi, et que c'est à MOI de m'occuper d'une pourrie gâtée dans ton genre, une idiote tête à claque à la queue de cheval pathétique ! Peu importe si j'ai envie de prendre mon pied à lire ces ouvrages, en quoi ça te regarde, tu peux me le dire?!"

Gros silence. La gamine était restée bouche bée, les yeux écarquillés. Mais Meredith s'en fichait pas mal, puisque voilà que déjà elle se retournait vers le blondinet en plaquant le livre contre sa large poitrine.

"Et vous! Je peux savoir à quoi vous jouez ? Quel genre d'employé propose des livres sans même en regarder la couverture ?! Vous imaginez, si une fillette avait été à ma place ?! Et surtout me dîtes pas que je ressemble à une fillette parce que je vous jure que...Quoi! Vous voulez ma PHOTO?!" qu'elle lâcha soudain face à une vieille dame curieuse qui, passant par là, avait discrètement essayé d'apercevoir la couverture du livre toujours sur la poitrine de l'homme. Cette dernière fila vite fait dans un "oooooh" outré de grand-mère. L’atmosphère était devenue aussi lourde qu'un ciel orageux.


"Tu sais euh au final....j'ai pas tant besoin que ça de mon livre..."

"Oh non non non, on va le prendre, ton fichu bouquin."

"Je te jure...ça me va.."

"Sombre Obscur, le tome II, vous l'avez ?" trancha-t-elle sans prêter attention à l'adolescente, observant l'homme d'un air faussement interrogatif.

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MessageSujet: Re: Mery - Zito Sombre obscure   Jeu 11 Jan - 0:25

C'est en voyant l'expression perplexe passer sur le visage de la cliente que Zito comprit que quelque chose clochait... Lentement son regard glissa vers le livre qu'elle avait attrapé et reconnaissant la couverture, le lycan se décomposa. Oh... La... Boulette. Il estima qu'il avait encore une petite chance de s'en sortir : Après tout, la jeune femme n'avait pas crié au scandale quand il l'avait confondu avec un adolescent... Elle devait être ouverte d'esprit.... Non ? Cela aurait pu se passer comme ça, si une certaine blonde n'était pas arrivée pour mettre le feu aux poudres et provoquer l’ultime explosion qui se fit entendre dans tout le magasin. Un jour Zito avait entendu que tout ce qui est petit est mignon. Il pouvait parfaitement affirmer que : non les choses n'étaient pas aussi simples. Parce que clairement, ce qui est petit et en colère n'avait absolument rien de mignon, en témoigne cette jeune femme qui déversait son flot de paroles sans qu'il puise en placer une. Elle lui rendit le livre et il s'empressa de le remettre à sa place comme si il craignait que l'ouvrage ne le morde ou laisse une trace indélébile de cet épisode honteux sur sa peau.

-Heu... Mes excuses Madame. Je ne voulais pas... Enfin... Sombre Obscur, le tome II ? Oui nous l'avons. Laissez-moi vérifier les stocks.

Malgré sa taille imposante, Zito se faufila entre les rayons, avec la vitesse d'une eetite souris qui se veut discrète. Mais un regard circulaire le renseigna sur le fait qu'une telle tentative de discrétion était inutile. Trop de regards s'étaient déjà tournés vers lui. Des rires éclataient ici où là et pour ceux qui n'avaient pas suivi toute l'histoire Zito réceptionna leur mine interrogative. Hâtivement, il arriva au poste où se trouvait l'ordinateur qui lui donnerait accès au contenu du stock. Devant l'écran l'un de ses collègues était déjà assis. En vue de l'éclat de rire avec lequel il accueilli le lycan il avait clairement assisté à toute la scène.

- Zackarito ... Sérieusement, il n’y avait que toi pour la faire celle-là !

Le loup grogna entre ses dents et poussa l'occupant pour récupérer l'écran.

-Denis, épargne-moi tes commentaires...

Mais Zito savait que c'était mort. On n’était pas près de laisser tranquille avec cette histoire. Il se concentra sur l'écran priant pour qu'il reste des exemplaires. La page chargea...

* Aller ... Plus vite *

1 exemplaire restant. OUF ! Après avoir repéré les références, il redressa son museau pour le pointer vers l'étagère concernée. C'est alors qu'il repéra l'ouvrage unique ! Alléluia ! Mais, puisque cette journée avait décidé de l'emmerder jusqu'au bout, il aperçut une fille se dresser sur la pointe des pieds pour l’attraper. NON ! Impossible. Il avait besoin de ce bouquin ! Ni une, ni deux, il marcha vers l’adolescente qui examinait la couverture avec intérêt et l’interpela avec calme. Il n’avait jamais eu beaucoup de talent dans la vente, mais cette fois-ci il se surpassa. S’engagea dans une conversation avec la cliente, il parvint à lui faire lâcher l’ouvrage en détournant son attention sur « Entre nuit et loups » qui était, il lui assurait, une bien meilleure série ! Totalement convaincu, elle reposa le deuxième tome de Sombre Obscur pour se rabattre sur le livre qu’il lui tendit. Elle le remercia chaleureusement pour ces « précieux conseils », il répondit avec un sourire toute en lui souhaitant « une bonne lecture ». Voilà qu’elle tourna les talons. Il attendit qu’elle se soit suffisamment approchée des caisses pour récupérer le livre sans qu’elle le ne voit. Avec sa prise, il retourna voir la petite-cliente-qui-faisait-flipper-quand-elle-était-en-colère et lui présenta l’ouvrage pas peu fier de son tour de passe-passe.

-Voilà. Vous avez de la chance, c’était le dernier.

Puis, dans un excès de courage, il décida de pousser l’audace d’un cran et saisissant un deuxième ouvrage, il lui fourra dans les mains.

-Si je peux me permettre de vous proposer un livre qui vous convienne mieux que « pénétration », je peux vous proposer celui-là.
Le livre s’intitulait « Pourquoi j’ai mangé la blonde (en dernier) »

-C’est un ouvrage qui se moque des constantes des films d’horreur. Le personnage principal est le monstre, un loup garou en l’occurrence, qui explique comment et pourquoi il est important de toujours s’en prendre aux victimes dans un ordre précis. Un peu cynique, mais très drôle. Je pense que vous pourriez y trouver une certaine forme de… défoulement ?

Léger regard vers l’adolescente platine. Puisqu’il avait bien détecté une animosité envers l’autre fille, il pouvait parier qu’elle allait prendre son pied en explorant la description cynique que le livre réservait aux adolescentes du style de la nièce…
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MessageSujet: Re: Mery - Zito Sombre obscure   Jeu 11 Jan - 0:25

Même si Meredith se doutait bien qu'il ne le faisait pas pour ses beaux yeux (peu de gens faisaient ça pour les yeux de cet éventail qu'était Mery.) et qu'il essayait surtout de rattraper le coup pour ne pas rester dans les annales historiques du magasin, elle trouvait tout de même cela...comment dire : presque touchant, en un sens. C'était surtout son air de petite fierté à lui avoir rapporté le livre. On aurait dit un enfant, lui aussi....

-Voilà. Vous avez de la chance, c’était le dernier.

"Ah..." fit-elle, ne sachant que dire d'autre. Elle était toujours un peu énervée mais elle avait aussi atteint son quota : après la bourrasque, on constate les dégâts et on finit par calmer le jeu. Enfin du moins pour un temps, parce qu'avec Mery on ne savait jamais vraiment. Elle resta donc là, immobile, avec le bouquin et l'adolescente derrière elle qui ne pipait toujours pas un mot.
Elle le regardait encore essayer de jouer le vendeur conciliant : il lui proposait une autre lecture, super marrante d'après lui, mais Meredith l'écoutait sans l'entendre, préoccupée par un détail plus dérangeant...

... que vous pourriez y trouver une certaine forme de… défoulement ?

"Oui, oui sans doute...merci" lâcha-t-elle de façon très secondaire en récupérant l'autre ouvrage.

Si elle avait été plus enclin à lui prêter attention, comme toute personne bien éduquée, elle aurait saisi le petit clin d'oeil lié au volume. Mais si l'employé la connaissait un peu, il aurait su que Meredith n'était pas de ceux qui entretiennent des discussions de routine, et surtout : oui surtout, il aurait compris que Meredith n'aimait pas lire.

Cette dernière soupira en fronçant les sourcils, de plus en plus tracassée. Elle fouilla dans les grandes poches intérieures de sa veste en coton fin -ce qui fit tinter ses clés-, calant les deux livres contre elle à l'aide de son bras, puis finit par hausser des épaules en rattrapant ceux-ci de ses deux mains.

"On va avoir un problème..." dit-elle tout bonnement. Elle tourna sa tête de trois quarts vers la gamine, ébauchant un rictus sarcastique.

"Parce que si je commence à te cerner, tu t'attendais à ce que je paie..n'est-ce pas ?"

En voyant la mine blanche et déconfite de la fillette, Meredith n'attendit même pas une réponse plus qu'évidente. Elle se retourna à nouveau vers le blondinet, accrochant un sourire si surjoué qu'il en paraissait douloureux.

"Et dans mon immense maladresse, j'ai n'ai pas jugé bon d’amener mon portefeuille. Qui donc laisse son portefeuille chez soi quand il doit sortir, me direz vous ? C'est bien vrai..."

"Euuh chui désolée....c'est pas grave, je l’achèterai un autre jour."

Mais Meredith s'était déjà dirigée vers un stand de livres et elle posa ses fesses dessus, pas le moins du monde gênée par son manque flagrant de savoir vivre.

"Non." répondit-il simplement, avec toute la politesse du monde.

"Je ne comprends pa..."

"J'ai dit non.

"Vois-tu, je ne me suis pas tapée tout le chemin, un mercredi de repos, à batailler pour te trouver ton obscur-machin-clair-chose : à m'être fait passer pour une nympho psychotique auprès de tout le magasin, tout ça dans l'unique but d'avoir à retourner bredouille, car tu t'attendais à ce que, moi, je règle la note. Le comble, c'est que malgré tout ça : malgré ta bêtise, et celle de l'employé - et elle adressa alors un sourire amène à l'homme, histoire de lui faire comprendre qu'elle ne lui en tenait plus rigueur- " on retiendra que j'ai le rôle de la cruche dans l'histoire, juste parce que j'ai oublié de prendre mon portefeuille."

L'adolescente sembla reprendre des couleurs.

"Je t'ai dit j'étais désolée, ok ?! Tu veux quoi ? Me taper la honte dans tout le magasin?!"

"C'est possible." répondit Meredith d'un ton aimable.

La gamine lâcha un "rhaaaa!" propre aux adolescents et s'éloigna d'eux pour aller ruminer dans un coin de libraire moins exposé.
Meredith pencha alors sa tête sur le côté tout en déposant délicatement les deux livres de côté. Elle observa l'employé avec un intérêt feint.

"Vous allez me demander de descendre de là ?" et ses yeux pétillèrent au moment de lui poser la question.

Qu'il essaie, qu'il tente seulement quelque chose...elle aurait été plus que ravie de le faire tourner en bourrique -si ce n'était pas déjà le cas. Elle ricana un peu, attachant ses cheveux courts à l'aide de son élastique au poignet, et y arrangea quelques mèches de façon machinale. Ses deux mains se posèrent de part et d'autre de la grande pile de bouquin, et elle balança ses pieds avec innocence.

"Au fait, moi c'est Meredith."
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MessageSujet: Re: Mery - Zito Sombre obscure   Jeu 11 Jan - 0:25

La cliente ne semblait pas plus satisfaite que cela de la proposition de roman que Zito lui avait fait. L’orgueil -pourtant quasi inexistant- de celui-ci n'en manqua pas d'en prendre un sacré coup. C'est presque bougon qu'il assista à la suite de l'échange dont la nature n'allait pas le rendre plus joviale. Il était question d'absence de porte-monnaie, et pas de porte-monnaie pas de monnaie, pas de monnaie pas d'achat, pas d'achat... Pas d'achat.
Il regarda, offusqué, la jeune femme s’assoir sur une pile de livre. Non mais sérieusement, c'était qui l'adulte entre elle et la blonde ? Zito commençait à avoir des doutes. Et c'était quoi ce petit jeu auquel il assistait ? Un règlement de compte familiale ? Il y avait des endroits plus adaptés qu'une libraire pour faire ça. Avec nonchalance la cliente se présenta.

-Euh... Moi c'est Zito. Enchanté.

Petit instant d'hésitation, avant de nuancer son propos...

-Enfin, je suppose.

Cette femme avait l'air de sortir d'où il ne savait pas et d'où il ne voulait pas savoir, mais de ce qu'il avait vu, elle n'avait peut-être pas la lumière à tous les étages...

-Alors oui, je vais vous demander de bouger de là. Ce sont des livres. Pas des chaises. Si vous ne savez pas faire la différence, je vous donne le truc : Les chaises ça a 4 pieds, les livres ça a des pages.

Manquait plus qu'elle abîme la marchandise... Lui en voulait-elle à ce point pour "Pénétration" ? Elle avait l'air de ces gens à la rancune tenace... C'était bien la veine de Zito...

-Écoutez, je peux savoir à quoi ça rime tout ça... Visiblement vous n'avez pas de quoi acheter les livres. Alors c'est quoi ce petit numéro ? Vous allez les acheter ou pas ?

Elle comptait faire quoi ? Camper là jusqu'à ce qu'on lui livre gratuitement les ouvrages ? Fallait pas abuser non plus...
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MessageSujet: Re: Mery - Zito Sombre obscure   Jeu 11 Jan - 0:26

C’était qui le « libraire à la vie bien morne » ? Lui ? Non mais quel culot ! Ok, fallait être honnête, ce n’était pas totalement faux, mais… mais c’était pas GENTIL de le dire comme ça ! D’ailleurs il lui aurait bien volontiers fait la remarque si elle n’avait pas sorti son téléphone pour appeler un certain « Cooper ». C’était qui celui-là ?! Aucune idée et Zito se retrouvait là, à la dévisager, complétement atterré par son attitude… Il croisa les bras sur sa poitrine, tapant presque du pied pour marquer la mesure de l’attente qu’elle lui imposait. Quand, enfin, elle raccrocha c’était pour lui annoncer « Quelqu'un va venir les acheter...Je suppose. » et là c’est au tour de Zito d’afficher un sourire cinglant. Evidemment, il fallait qu’elle soit chiante ET avec de la répartie. Chiante ce n’était pas déjà assez… Cela aurait pu s’arrêter là, mais elle pousse la provocation encore plus loin. Le lycan sent la colère le prendre. Il n’aime pas son ton pas plus que les mots qu’elle prononce. Le client est roi. Voilà ce qu’on apprend aux vendeurs : Souriez, soyez agréables, ne répondez pas aux provocations. Mais ça, c’est la théorie… en pratique, pour Zito ça donnait plutôt ça :

-Mais vous êtes la REINE des EMMERDEUSES ! S’insurge-t-il.

-Je vous ai déniché ce dernier exemplaire, et vous, vous ne savez même pas si vous allez le prendre, ou seulement avoir le moyen de le payer ?! En plus de ça vous vous offrez le luxe de malmener ma marchandise ! Vous emmerder souvent les gens comme ça ? Ou c’est juste par plaisir malsain ? Et c’est moi qui aurais une vie morne ? La vôtre ne doit pas être bien palpitante si c’est comme ça que vous occupez votre temps libre ! Non mais je rêve ! Gronde-t-il, avec colère.

-Vous voulez savoir comment ça va finir ?! Vous plaisantez ? Vous faites quoi … 1m45 au mieux ? Je fais 40 cm de plus : Alors soit vous dégagez votre cul de MES livres illico, soit, je vous jure, je vous décolle d’ici de force pour vous jeter dehors ! Menace-t-il. L’éclat de sa voix se propage dans tout le magasin. Les autres vendeurs, scandalisés, s’observent, avant que finalement Denis se décide à réagir.

-Zackarito, ça suffit !
La loup, pivote vers son collègue, pour abattre sa mauvaise humeur sur lui :

-Tu te fous de moi Denis ? C’est elle qui me casse les …

-On a compris. Tout le magasin a compris d’ailleurs …. Alors tu changes de ton et tu te reprends. C’est un ordre de ton supérieur ! On ne parle pas comme ça à une cliente. Le client est…

-Roi, je sais. Mais…

-Pas de « mais » ! Tu mets les articles en réservation pour qu’elle puise venir les chercher quand cela lui convient le mieux.

Les deux hommes s’affrontent du regard avant que Zito finisse par inspirer et céder de mauvaise grâce.
-Bien chef.

-Ok. Et tu prends ta pose dans la foulé.
Le Lycan roule des yeux avant d’accepter. Son supérieur lui lance un dernier regard d’avertissement avant de s’éloigner de nouveau.

-Et bien voilà, vous allez les avoir vos bouquins… Donnez les moi, je vais les mettre en réservation. Reprend Zito qui retient chaque cellule de son corps pour ne pas lui sauter à la gorge…
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MessageSujet: Re: Mery - Zito Sombre obscure   Jeu 11 Jan - 0:26

Le visage de Meredith s'illumina dès le moment où l'employé péta son cable. Elle l'observa, surprise et profondément ravie face à sa réaction. S'il avait continué à jouer le dépressif morne qui se tasse comme une carpette, elle aurait sans doute fini par tellement s'ennuyer qu'elle serait partie sans trop demander son reste. Mais là, ah....c'en était magique, jouissif presque! Ses jambes toujours croisées, elle fit mine d'acquiescer de la tête à mesure qu'il crachait son venin, donnant l'impression de dire "Oh oui, oui, je comprends, tout à fait...c'est fort déplorable!"
Lorsque l'un de ses collègues se pointa à son tour, elle pouffa en silence et décroisa enfin les jambes. Elle les regarda à tour de rôle, comme si elle assistait à un match de ping pong plutôt relaxant.

Et bien voilà, vous allez les avoir vos bouquins… Donnez les moi, je vais les mettre en réservation.

Elle bondit alors hors du monticule de bouquins, ses bras grands ouverts prêts à accueillir le monde, un air comblé entre ses traits.

"Merveilleux! Heureuse qu'on ait pu trouver un terrain d'entente !"

Aussi attrapa-t-elle les livres derrière elle ; et de les lâcher entre les bras du blondinet, toutes dents dévoilées. Elle se paya même le luxe de lui tapoter l'épaule avant de prendre congés.

"Surtout ne changez jamais mon ami, c'était par-fait, très...comment dire...distrayant! Mettez la commande au nom de Cooper, ça suffira !"

Puis de se détourner sans lui prêter plus attention qu'à une poussière sur un étalage, occupée à chercher la gamine, qu'elle trouva accolée entre deux rayons à les écouter telle une ratte de bibliothèque.

"Miss Cooper, on y va!"

Cette dernière ne se fit pas prier. On eut dit qu'elle venait de recevoir un coup de fouet à être prise sur le fait. Elle trottina derechef derrière Meredith, pâle représentation de celle qu'elle fut à peine une heure plus tôt : elle semblait plutôt vouloir se fondre dans le décor maintenant, et ne faire plus qu'un avec le mur où était accrochée une affiche montrant une rangée de personnes heureuses. "Pour nos plus fidèles clients, n'oubliez pas notre carte cadeau!" qu'on pouvait y lire. Meredith bailla à s'en décrocher la mâchoire, scrutant la montre à son poignet.
4h50, à croire que le temps filait même quand la journée était mauvaise ! Une fois sortie de grand magasin, elle posa sa main sur le bras de la gamine qui s'apprêtait à traverser la route.

"Où crois-tu aller comme ça ? On attend ici."

Elle la regarda avec des yeux ronds, sans comprendre. Aussi Meredith soupira, se grattant l'arcade sourcilière.

"Samantha vient te chercher ic..."

"Et elle est déjà là!" l'interrompit une voix à sa gauche. Meredith se retourna avec surprise vers l'origine de cette réplique. Une femme brune aux yeux charbonneux était en train d'avancer sur le trottoir de sa démarche féline. Elle s'arrêta juste devant elle.

"Déjà !?" demanda Meredith, stupéfaite.

La brune haussa des épaules et trifouilla dans son sac à main vert croco. Elle en ressortit finalement un paquet de cigarettes et un briquet.

"J'étais juste à côté quand Cooper m'a appelée." puis de s'en coincer une dans le bec, allumant le bout, une main par dessus pour éviter que le vent discret ne la contrarie dans sa tâche. Elle observa un instant l'adolescente.

"Salut Mathilda." Cette dernière minauda un discret "Bonjour" peu engageant, mais déjà Samantha avait reporté son attention sur Meredith.

"C'était quoi, cette urgence ?"

"Un empêchement." rectifia Meredith.

Sa clope une fois allumée, elle s'apprêta à ranger son briquet mais Mery la coupa dans son élan.

"Puis-je ?" dit-elle, en désignant le paquet de cigarette. La brunette leva un sourcil fin, mais le lui tendit quand même.

"Alors, cet empêchement, c'est du sérieux ?"

Meredith feignit d'être trop occupée à récupérer le briquet pour répondre. Une fois la cigarette allumée, elle expulsa la fumée de ses narines, fronçant des sourcils à la manière d'un petit dragon soucieux. Comme elle ne paraissait pas prête à parler, Samantha récupéra ses biens tout en la détaillant du coin de l'oeil.

"Tu sais...tu manques beaucoup à Eleonore, et à Brett aussi."

Meredi s'était focalisée sur la route d'où les voitures filaient sans interruption, à l'image d'un cours d'eau insensible à ce qui l'entourait.

"Je vois...eh bien, n'oublie pas de leur passer le bonjour de ma part."

Puis elle se pencha vers l'adolescente qui ne parlait toujours pas, éloignant sa cigarette pour ne pas l'enfumer et agitant l'index de sa main libre pour appuyer ses dires.

"N'implique pas ton oncle dans cette journée, je suis la seule responsable de cette scène dans le magasin. D'accord ?"

La blondinette lui envoya un regard noir, ce après quoi Meredith se redressa, à peu près satisfaire.

"Quelle scène ?" s'enquit Samathan.

Mais déjà Meredith s'était retournée, s'étirant telle un chat, sa cigarette entre les lèves et ses bras levés bien hauts.

"Meredith...tu sais, quand je t'ai parlé D'Eleonore et de Brett, j'étais sérieuse....Je veux dire...on s'inquiète pour toi, après ce qui s'est passé..."

"Je dois vraiment y aller, Samantha. coupa Meredith, lui faisant dos tout en secouant sa main en guise "d'aurevoir".

Avant que Samantha ait pu répondre convenablement, Meredith s'était déjà éloignée, ses yeux fixés devant elle sans qu'elle ne voit vraiment où elle mettait les pieds. Elle bifurqua peu après dans une mince allée menant à un cul de sac. Passant un main dans ses cheveux, elle détacha ces derniers et se posa un instant sur un petit muret de ciment accolé au mur d'une arrière boutique. Si elle avait été assez vigilante, elle aurait compris que cette arrière boutique n'était autre que celle du magasin où elle venait à peine de sortir. Mais son regard était trop ailleurs. Elle tira sur sa cigarette, massant sa tempe de son pouce, sa tête un peu penchée sur le côté et son visage devenu blême.
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MessageSujet: Re: Mery - Zito Sombre obscure   Jeu 11 Jan - 0:26

La visage illuminé, "Meredith" semble ravie du compromis proposé mais Zito quand à lui garde un air bougon : Alors c'était ça la réalité du monde ? Des couronnes pour les emmerdeurs et que, vite on s'exécute à leur caprice ? Franchement, si c'était une réservation qu'elle voulait pourquoi ne simplement pas la demander ? Tout cela dépassait Zito... Autant que l'attitude joviale qu'elle arborait en lui tapotant l'épaule pour lui demander : "Surtout ne changez jamais mon ami". Alors déjà il n'était pas son ami. Et en plus : "Distrayant" ? C'était quoi ce délire ? Elle avait fait ça pour se distraire ? On emmerdait pas les gens pour se distraire ! Pour se distraire : On regarde une série, lit un livre, écoute la radio... Alors si elle trouvait distrayant ce qui venait de se passer, cette fille avait un grain, plusieurs même. Ou alors elle était comme toutes les filles et Zito venait de comprendre d'où venait l'incompréhension ancestrale qui existait entre les deux sexes. C'est avec soulagement qu'il procède à la commande et la voit disparaître. La pose bien qu'imposée, s'impose finalement. Se glissant dans l'arrière boutique, le lycan se rend à la machine à thé et glisse une pièce dans la fente. La machine se met en branle, crache un gobelet en plastique et le remplit d'un liquide sombre, qui, à défaut d'avoir le goût du thé en a au moins l'odeur. Distraitement, il balade son regard sur des prospectus laissés aux employés. Il attrape le petit flyer de pub sur une salle de boxe du coin, ça fait un moment qu'il se dit qu'il devrait s'y inscrire, il est temps d'arrêter de procrastiner. Portant le liquide à ses lèvres, le regard sur le flyer, il pousse de l'épaule la porte du fond qui mène à l'impasse derrière la magasin. Pendant un seconde, il ne remarque pas qu'il n'est pas seul. C'est quand il fourre le flyer dans sa poche - si grossièrement que celui-ci dépasse carrément- qu'il s'attarde sur son environnement qu'enfin il remarque qu'ELLE est là. Il a du mal à y croire. Elle est perverse à ce point ? Non ce n'est pas ça, il le voit bien; elle ne l'a même pas calculé. Elle a l'air complétement ailleurs avec sa clope et ses cheveux indisciplinés. Elle regarde dans le vide avec une telle concentration qu'elle ne remarque pas le clébard qui les a rejoint. Zito le connait bien ce petit chien qui, avec son pelage hirsute tient plus de la brosse à chiotte que du loup, son plus proche cousin. Pour avoir déjà eu à faire avec lui, Zito sait que ce croisé vient faire son marquage, comme il le fait tous les jours. Alors... Un sourire se pointe sur le visage du Lycan. Ce chien, va pisser à l'endroit où il pisse chaque jours, c'est à dire : contre le muret, et puisque "Dame Meredith" y est assise, cela veut dire que d'ici quelque minutes, c'est ses chaussures qui seront baptisées à la pisse de chien. Une perspective "Distrayante" pour le Lycan, et il attend avec impatience de voir la jeune femme être sortie de sa léthargie par la chaleur du liquide uriné. Le clebs renifle, se rapproche... Zito patiente, mais finalement sa conscience le rattrape. En "trop bon, trop con", il décide de se priver du spectacle, et en deux enjambées se porte vers la jeune femme pour l'empoigner fermement et l'extirper, sans grande douceur, de son assise.


-Attention, il va vous pisser dessus ! Prévient-il, alors que le cabot lève la patte et urine à l'endroit exacte ou s'était trouvé les jambes de la jeune femme une seconde plus tôt. La force avec laquelle Zito l'a tiré a suffit pour faire sauter la cigarette de sa mains, et le tube nicotiné s'écrase dans une vieille flaque de pluie noirâtre... Lui pour sa part a maintenu sa prise sur son gobelet de thé.
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MessageSujet: Re: Mery - Zito Sombre obscure   Jeu 11 Jan - 0:27

Au début cela ne fut guère plus qu'une vague impression : à peine une lourdeur diffuse que Zito perçu avec hésitation. C'était si discret qu'il pensa à une simple illusion, un tour de ses sens... Pourtant, il aurait dû s'en douter, s'en méfier, car le trouble de la jeune femme était manifeste : la difficulté qu'elle avait à fixer son regard où à articuler une phrase complète, c'était des signes qu'il connaissait et qui auraient dû l'alerter. Mais il n'y prit pas garde, ne se protégea pas plus outre mesure... Ainsi, lorsqu'elle tourna enfin les yeux vers lui, parvenant enfin à formuler une phrase complète destinée à lui cracher sa colère au visage, Zito sentit un épieu de glace s'abattre sur son échine. Il y avait évidemment un peu de surprise : celle d'être accueilli avec autant de hargne, mais surtout, il y avait cette tristesse qu'elle dégageait et que le 6ème sens1 de Zito percevait comme une aura lugubre qui fleurissait autour d'elle... Au sein de sa meute, son pouvoir ne l'avait jamais vraiment dérangé. Avec les siens il connaissait les sujets à éviter, les signes précurseurs, les détails qui ne trompaient pas. Rapidement, il avait appris à disparaître, à s'éviter la peine des autres, mais avec les inconnus la chose n'était pas aussi aisée... Depuis qu'il était arrivé à Londres, il avait constaté plusieurs fois qu'il lui était désagréablement facile d'être happé par la mélancolie d'un inconnu. Cette fois-ci, il n'eut même pas le temps de s'en irriter, tant la chose le cloua sur place. Meredith abattait tout sur lui : ses paroles, sa colère, sa détresse et lui que pouvait-il faire à part subir sans vraiment comprendre ? Il était agar, décontenancé et désespérément passif. Mais pas elle : elle le poussait, le bousculait, ou au moins, essayait de le faire, car il s'obstinait à ne pas bouger, à resté planté là, comme pour la narguer. Au dessus d'eux, le ciel gronda et laissa tomber un crachin froid et insidieux. Le contact aqueux, à défaut d'être agréable, sortit le lycan de sa torpeur mélancolique, lui rappelant que cette détresse n'était pas la sienne, qu'il devait s'en écarter pour mieux s'en préserver. Enfin il commença à réagir à l'agressivité de la jeune femme en essayant tant bien que mal de se dégager du contact qu'elle lui imposait. Il ne pouvait pas faire abstraction de ce qu'il percevait-elle. Il aurait préféré : cela aurait été plus facile de la traiter de folle, de s'offusquer de son attitude, ou de lui rendre ses coups... Mais son 6ème sens lui montrait clairement l'origine de cette attitude et il ne pouvait pas l'occulter. Il aurait voulu ressentir de l’indignation, de la colère mais la seule chose qui l'animait vraiment c'était de la pitié... La douleur qu'il percevait d'elle lui était si familière...

- Hey, Ho ! Stop on se calme ! Tente-t-il de l'apaiser en se tenant hors de portée de ses gestes, levant désespérément le bras tenant sa tasse pour préserver son breuvage. Il avait l'impression qu'il se devait de la rattraper, ne pas la laisser se noyer dans ces flots de tristesses qui l'enserraient, peut-être par simple égoïsme : pour ne pas s'y noyer lui aussi.

- Vous avez pas l'impression d'en faire un peu trop ?
Elle n'a surtout pas vraiment l'air de l'écouter... Il aimerait pourtant la raisonner ! La ramener à lui, histoire qu'elle réalise ce qu'elle est en train de faire.

- Bon CA SUFFIT ! Ordonna-t-il et le geste qui accompagna l'injonction lui vint naturellement, celui-là même qu'on a pour réveiller quelqu'un : lui lancer un verre d'eau en pleine tête. Sauf qu'il n'a pas réfléchi et que le contenu du verre qu'il lui jette n'est autre que du thé brûlant... Trop tard quand il le réalise... Le liquide décrit déjà sa courbe pour s'arracher au gobelet et s'écraser sur le figure de Meredith.
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MessageSujet: Re: Mery - Zito Sombre obscure   Jeu 11 Jan - 0:27

La vision de cette scène emmenait à un fait indiscutable : si quelqu'un s'était pointé dans ladite ruelle où tous deux se trouvaient, il aurait pu graver cette image burlesque jusqu'à la fin de ses jours, et même en parler à ses petits enfants pour leur dire ces mots :"voyez vous, les enfants, il est très important de bien travailler à l'école pour ne pas finir comme ces gens de l'histoire!"
Sauf que Meredith était hunter, oui messieurs, hunter! Peut être pas émérite, mais hunter tout de même. Et pourtant elle n'était même pas fichue de repousser un libraire légumineux aux sweat trop large...d'ailleurs, qui diable portait des habits si larges ? OH OUI BON, hormis ELLE, qui d'autre ? Et pourquoi ce bon samaritain l'exaspérait autant, au point qu'elle en vienne à se défouler sur lui et à le provoquer sans répit?! C'était tordu, complètement tordu! Mais il avait le don de.....de quoi au juste ? De faire éclater la vérité ? De toucher là où ça faisait mal? Meredith bon sang....tu es plus forte que ça. Ne te laisse pas ramollir, tu ne le connais pas ; sans doute te trouve-t-il cinglée et il s'inquiète que tu ne sois pas prise en charge par un asile. Oh pauvre jeune fille, larguée, folle, oui Meredith...folle tu l'es devenue.

- Vous avez pas l'impression d'en faire un peu trop ?

Elle songea un instant à lui faire un croche-patte, se souvenant de ses entraînements. Même un buffle était plus fragile des pattes. Mais elle n'était pas certaine d'y arriver, et elle s'imaginait à taper contre la jambe comme une gamine de cinq ans tape sur le mollet d'une statue en bronze. Elle avait toujours été plus douée avec les armes qu'au corps à corps, elle le savait... Mais elle ne supportait plus de le regarder, lui et son amabilité, son calme olympien, sa prétendue sagesse d'esprit. Pourquoi fallait-elle qu'elle soit la seule à paraître immature ?


- Bon CA SUFFIT !

Se redressant vers lui, elle crut vivre le moment au ralenti. Il lui avait balancé son thé à la figure. Ses traits se décomposèrent à mesure que le thé bouillant se déversa sur son visage, dégoulinant sur son menton, ses cheveux, ses habits... Elle hoqueta, les paupières closes, la bouche ouverte, et les bras levés de chaque côté dans un geste plus machinal que salvateur. Trois secondes plus tard, que déjà elle porta les mains à son visage, étouffant un juron très grossier sous la douleur de la brûlure qui venait de se réveiller.

** **** ** **** en quatre mots, compte triple, mais un terme vraiment très violent! Elle sentit des larmes couler de ses yeux irrités, aussi elle se détourna, s’évertuant à essuyer son visage aux joues dorénavant brûlantes.

"MAIS VOUS ÊTES COMPLÈTEMENT CINGLE!!!" hurla-t-elle, encore affectée par la détresse qui lui remuait les entrailles. Au moins la chose eut-elle l'effet escompté, si le jeune homme espérait qu'elle se calme. Elle fit même plus que ça. Meredith se laissa littéralement tombée dos au mur, aux côtés de l'homme, indifférente à la pluie qui, avec le thé, avait totalement trempé ses cheveux devenus légèrement ondulés.

D'un revers de sa manche en coton, elle essayait d'arrêter le flot pathétique de ses pleurs...dus au thé -seulement au thé était-ce bien clair ! - évitant soigneusement de croiser le regard du blond.


Vous avez gagné...foutez-moi la paix.

Pressentant qu'il ne bougeait toujours pas, elle tourna sa tête dans sa direction sans élever son visage vers lui pour autant. Elle ne voulait pas.....elle refusait de voir une quelconque foutue pitié dans ses yeux!

"VOUS AVEZ COMPRIS? Vous avez gagné! Je vous emmerde plus! C'est pas ce que vouliez ?!"

Elle inspira trop fort, levant son nez vers le ciel pour accueillir l'averse.

"Retournez dans votre librairie à la con...."

Elle s’imaginait pour sa part rester ici jusqu'à la nuit tombée. Sans doute le chien repasserait-t-il par là pour lui pisser dessus, elle le laisserait volontiers faire. Ou alors d’autres chiens plus agressifs, qui la boufferaient, ça serait parfait. Elle s'en fichait pas mal, elle se fichait de tout.
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MessageSujet: Re: Mery - Zito Sombre obscure   Jeu 11 Jan - 0:27

Le liquide ardent éclaboussa le visage de la jeune femme et l'expression qui déforma ses traits fit pleinement réaliser à Zito la portée de son geste : il lui avait envoyé son thé brûlant en plein visage.

OH PUTAIN LE …

Instantanément, il sent ses joues rougir de honte, mais quand elle le traite de cinglé, il en oublie de quémander son pardon pour camper sur sa défensive :

- Moi, Cinglé ? C'est vous qui m'avez agressé alors que j'ai empêché ce clebs de vous pisser dessus !

Le corps entier du Lycan est tendu, contracté, il se prépare à un impact qu’il devine imminent. Les vagues glacées de tristesse qu’elle projette l’assaillent, mais avec cela, pas le moindre coups : La jeune femme s’est effondrée, tout simplement. Elle a jeté les armes ni plus ni moins. Il devrait en être soulagé, oui … “Devrait”. C’est la théorie mais la pratique, une nouvelle fois est différente. Il se sent plutôt coupable et incapable. Elle est là, à ses pieds. Comme une poupée usée, cassée, brisée et maintenant, c’est en partie de sa faute. Il lui a cramé le visage. Il pensait à quoi ? A rien, sûrement. Maintenant sa conscience le pèse comme un tome 5 d’Harry Potter. Bordel, qu’est-ce t’as fait Zito ? Tu l’a confondu avec un mec, proposé un livre merdique, et cramé la gueule . T’es un connard Zito… Un connard qui s’étonne de la trouver à tes pieds alors que t’as rien fait pour améliorer sa journée…

Gardant ses distances (on ne sait jamais) le lycan s'accroupit. Il ne sait pas comment elle va réagir. Peut-être qu’elle va repartir de plus belle et l’insulter de bisounours, mais il a trop de choses à ruminer pour y ajouter le remord amère d’avoir laissé coulé. Il veut pouvoir se débarrasser en toute quiétude de cette culpabilité parce qu’il a “fait tout ce qu’il pouvait”, et pas parce qu’il s’est persuadé qu’il l’avait fait.

- Bon écoutez… Je suis désolé pour le thé. J’voulais pas vous blesser. J’vous jure. J’ai fait ça sans réfléchir.

Pas facile de trouver des mots qui ne le mette pas en péril : il a l’impression qu’elle est une bombe à retardement.

- Meredith, c’est bien ça ? Meredith, je vous assure que c’est pas du tout le bon endroit pour vous morfondre… Les chiens font la ronde du marquage, ils vont tous vous pisser dessus les après les autres.

Sérieusement, il pouvait pas laisser faire ça…

- Ecoutez … Je sais pas ce qui se passe, pourquoi vous êtes comme ça, et je pense pas que vous vouliez vraiment en parler mais… Mais si vous voulez tapper sur un truc, et pas sur le premier qui a la malchance de vous croiser, tenez.

Il sort de sa poche le flyer de la salle de box. Il lui tend, lentement, du bout des doigts, comme on offre une pièce de viande à un lion affamé : avec toutes les précautions pour ne pas perdre une ou deux parties anatomiques dans le procédé.

- Ca serait un bon moyen pour vous de vous défouler… Extérioriser… Penser à autre chose, tout ça au sec et à l’abris de la pisse de chien.
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MessageSujet: Re: Mery - Zito Sombre obscure   Jeu 11 Jan - 0:27

Ce n'était pas un mauvais bougre, et cela, Meredith l'avait compris. Adossée de la sorte contre le mur, son regard était devenu vide et ses bras ballants. Voilà à quoi elle en était réduite : pousser à bout un jeune homme serviable pour croire qu'elle n'était pas la seule tache dans le tableau de la vie. Que chaque être humain, si l'on grattait sous la peinture, cachait un mauvais fond.
Et qu'avait-elle trouvé, au final? Si ce n'était la vision de son propre reflet : lâche et méprisable.
Le nez toujours levé au ciel, ses yeux étaient fermés. La pluie...elle voulait sentir la pluie. L'on avait beau savoir que les gouttes tombaient, on continuait à appréhender le choc de l'eau sur son visage ; si bien qu'on en venait à courir en zig zag, ses bras levés par dessus des cheveux lissés la veille. Il n'y avait que dans les films que les gens adoraient être trempés....et Meredith adorait les films.

- Bon écoutez… Je suis désolé pour le thé. J’voulais pas vous blesser. J’vous jure. J’ai fait ça sans réfléchir.

Meredith ébaucha un sourire. Mince alors...elle lui avait offert une porte de sortie. Il avait eu sa petite victoire sur le chat de gouttière, il passait pour le gusse un peu maladroit mais droit dans ses bottes, alors pourquoi restait-il là?
Pourquoi?
Elle ouvrit un oeil, les sourcils froncés dans une mimique mi-interrogative, mi-amusée. Elle le laissait parler, des chiens, du fait que olala, non, vraiment, elle ne devait pas être aussi pathétique, parce que la pisse, ça sentait pas bon, et qu'une femme qui puait, c'était pas sexy.

- Ecoutez … Je sais pas ce qui se passe, pourquoi vous êtes comme ça, et je pense pas que vous vouliez vraiment en parler mais… Mais si vous voulez taper sur un truc, et pas sur le premier qui a la malchance de vous croiser, tenez.
Ca serait un bon moyen pour vous de vous défouler… Extérioriser… Penser à autre chose, tout ça au sec et à l’abris de la pisse de chien.

Puis il lui tendit une carte à la manière d'un assureur en crise. Meredith baissa finalement son regard , et lorsqu'elle vit, lorsqu'elle comprit qu'il s'agissait de boxe, elle resta interdite. Insensible aux mèches de ses cheveux trempés qui lui collaient à la nuque, aux gouttes d'eau dévalant la pente de sa gorge pour se noyer dans son top ample, elle attrapa le papier entre deux doigts avec des yeux ronds.
Soudain, elle donna l'impression de retenir quelque chose dans sa bouche, les joues gonflées puis...explosa de rire. Penchée en avant, ruisselante de pluie, sa chevelure ondulée lui offrant plus que jamais des airs d'épouvantail, son rire cristallin résonna dans la petite ruelle tel un grelot agité par le dégel.
....Mince ! Si seulement il savait....s'il était au courant de ses extra, de ce qu'elle faisait en dehors de la Guilde! Elle avait bien compris qu'il s'était efforcé de paraître bienveillant, mais elle ne put s'empêcher de poser une main sur sa bouche, dorénavant.


"Hahaha..on aurait dit un... un putain de psychologue! HAHAHA" s'esclaffa-t-elle en se tenant le bide.

Elle lui fit un geste vain en agitant la manche de son large t-shirt, histoire de se confondre en excuses...elle ne voulait pas l'insulter mais, cette façon qu'il avait eu de tendre sa carte, son petit air grave et sa voix douce !

" Si vous aviez...vu VOTRE TETE...au..au moment où vous avez sorti ça ! HAHAHA"

Agitée de hoquets, elle s'efforçait de chasser de son esprit le souvenir de cette proposition en mode super confident. Elle s'essuya le coin de l'oeil et égara son geste dans sa tignasse.

"Aaaah c'est pas vrai" lâcha-t-elle, amusée et incrédule.

"Je ne pensais pas qu'il en existait encore, des comme vous."

Elle se releva, non sans une certaine lassitude, et rangea le papier dans sa poche, essorant ses cheveux courts, la tête penchée sur le côté.

"Mais je vous suis sur un point...vous ne savez pas ce qui se passe."

Elle soupira et, lentement, se baissa pour se retrouver en face de lui, ses bras croisés sur ses genoux repliées. Elle le contempla sans gêne.

"En fait, vous ne me connaissez pas du tout." Ses yeux encore un peu rougies brillaient de malice.

"Mais si vous boxez, je serais ravie de vous renvoyer les coups. J'ai quelques notions de combat" -et elle se retint de rire à nouveau- "Je ne suis certes pas douée dans le rôle de l'armoire à glace, mais rien ne me ferait plus plaisir que de taper sur votre affiche de grand garçon sage." et malgré sa boutade, elle semblait plus amicale qu'arrogante.

"Je vous promets de passer, ce samedi, en fin de journée. Si vous n'y êtes pas, je ne reviendrai pas."

Une promesse...venant de Meredith, voilà chose peu commune! Comme elle sentait la vague de sa tristesse rattraper, petit à petit, son hilarité, elle lui tendit une main franche, bien que mouillée.

" Vous devriez vous décider vite, le quotidien tumultueux et palpitant de votre librairie doit vous manquer."

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MessageSujet: Re: Mery - Zito Sombre obscure   Jeu 11 Jan - 0:27

Elle venait d’éclater de rire. Comme ça, sans gêne, elle avait gonflé ses joues d’air pour lui expulser toute son hilarité à la truffe. Accroupi sous la pluie, le lycan ne l’avait pas vu venir celle-là et resta interdit… C’est qu’elle ne se foutrait pas un peu de sa gueule à passer des larmes au rire comme ça ? Entre deux éclats, parce que c’était un fou rire, un vrai, elle parvint à lui expliquer ce qui était si drôle : son ton apparemment, mais surtout sa tête. Quoi ?! Mais qu’est-ce qu’elle avait eu sa tête ?
Vexé, Zito afficha une mine bougonne, passant la main dans sa tignasse pour rabattre sa mèche sur son front et tenter de disparaître derrière ses cheveux, sans grand succès. A présent, il se refusait même de croiser le regard de Meredith, tout froissé qu’il était dans le peu d’orgueil qu’il possédait. Même si finalement, il l’avait quand même obtenu son résultat : Elle ne lui envoyait plus tristesse au visage… Elle semblait même requinquée et pour cause : la perspective d’échanger quelque coups avec lui l’enchantait. Visiblement, elle était pratiquante. La chose ne surprenait pas tellement Zito, voir même pas du tout. Il l’imaginait parfaitement avec une paire de gants frapper sur tout ce qui avait la malchance de se trouvait à sa portée… Et le plus surprenant était qu’elle semblait vraiment « heureuse » de lui faire cette proposition. Zito avait presque l’impression, avec le ton qu’elle employait, qu’elle lui faisait une fleur : « Aller, tu as été sage, tu as le droit de passer un peu de temps avec moi. Prend ta croquette. »
Mais pour sa part, ce n’était pas ce qu’il avait imaginé… Ce n’était pas sur lui qu’il lui avait proposé de passer ses nerfs… Le plus terrifiant était la malice qu’elle affichait et qui donnait à Zito l’impression d’être en face d’un chat prêt à s’amuser avec une souris, avec dans le rôle de la souris : lui. Il ne savait rien d’elle, mais quand on défi un gaillard qui fait 3 têtes de plus que nous à la boxe c’est vraisemblablement qu’on doit toucher sa bille. Il comprenait qu’en lui offrant ce flyer, il lui avait peut-être donné le bâton pour se faire battre… Bon d’accord, ça c’était un peu l’histoire de sa vie, mais cette fois la perspective ne l’enchantait pas. Se faire rosser par les membres de sa meute, il y était habitué, mais se faire bousculer verbalement et physiquement par un demi-bout de femme totalement imprévisible, là ça tenait carrément du masochisme : elle pouvait être du style à viser les bijoux de famille... Sans oublier qu’elle avait vraiment l’air d’avoir quelque chose contre lui. Il ne savait pas trop quoi, mais il était évident qu’il y avait quelque chose chez lui qui la dérangeait… Son côté « grand garçon sage.» peut-être … Alors quoi, elle voulait l’entrainer sur le ring pour voir ce qu’elle pouvait tirer de lui en l’acculant aux cordes ? Mauvaise idée... Très mauvaise idée… Et s’il perdait tout simplement le contrôle ? Si il lui prenait l'envie de se défouler sur cette petite tête à claque ? Il ne voulait même pas y penser.
Lentement, il se redressa, posa ses yeux sur la main tendue qu’elle lui présentait, hésitant pour une raison que lui-même avait du mal à cerner. Mais l’instant d’indécision s’évapora quand elle lui envoya sa dernière pique sur son «quotidien tumultueux et palpitant », lui rappelant comme elle avait le don de trouver les mots justes pour lui taper sur le système. Il enfonça ses mains dans ses poches et lui offrit un ultime sourire de façade.

-Je passe mon tour. Content de voir que vous reprenez du poil de la bête, mais ma pose se termine et j’ai des livres à aller vendre. Encore désolé pour le thé.

Petit hochement de tête, un peu raide, avant de pivoter et de la planter tout simplement là, fidèle à sa sa devise : Courage, fuyons, on évitera, comme ça, la grosse cata.
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